Raid dans les Cerces, du 17 au 21 février 2008

Sortie organisée par Didier, avec Jeff, Lulu, Yves, Frédéric et moi. Encore un grand merci à Didier qui a tout organisé !

Textes, photos et assemblages des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence). Mais attention au temps de chargement, notamment pour les panoramiques !


Photo de groupe. De gauche à droite: Yves, Didier, Jeff, Philippe, Claude et Frédéric. Photo: Didier.




Dimanche 17 février 2008, de Chante Merle (1360 m) au Chalet de Buffère (2070 m)

Après quelques heures de bouchons dans les parages de Grenoble, nous nous sommes tous retrouvé, sauf Claude, samedi soir au refuge du Lautaret, quelques kilomètres après le col du même nom. Dimanche matin, nous filons à Briançon. Avec Didier, nous faisons un aller retour pour poser ma voiture dans la vallée de Névache. De retour à la gare, on voit que le train de Claude a une heure de retard. Claude arrive enfin, et nous sautons dans le bus pour Chante Merle. Il fait chaud, et nous montons rapidement en suivant la route (bientôt enneigée) du col du Granon. Nous la quittons vers 2180 m pour continuer dans le fond de vallée, puis plein est pour passer la crête de l'Echaillon, vers 2640 m, sous le Grand Area. On quitte enfin les peaux, pour faire une belle descente vers le Chalet de Buffère.

Didier, lors d'une petite pause dans la montée finale.




Le début de la montée au dessus de la vallée de la Guisane, les verson exposés sud sont bien déneigés.





Une fois sur la route du col du Granon, nous trouvons la neige. Au loin les beaux sommets des Ecrins.






Sur la crète de l'Echaillon, nous quittons les peaux pour attaquer la première descente de ce tour.




Lundi 18 février 2008, du chalet de Buffère (2070 m) au refuge Chardonnet (2230 m), par le col de Buffère, le vallon de la Moulette puis le vallon de la grande Manche.

Le matin, lors du départ, le gardien de Buffère nous montre les mesures faites pour la météo, et nous présente aussi la microturbine électrique qui alimente le chalet en électricité. Intéressante discussion et belle application écologique !
Nous nous dirigeons vers le col de Buffère, pour basculer de nouveau dans les versans exposés sud qui dominent la vallée de la Guisane. Nous dérangeons deux troupeaux de bouquetins (surtout des jeunes avec quelques femelles), et un joli renard. Après être descendu jusque vers 2000 m, nous remontons le vallon de la Moulette, puis un petit couloir à droite, pour déboucher au sommet du vallon de la Grande Manche, vers 2800 m. Le vent à beaucoup soufflé sur les crètes, et il nous faut descalader quelques dizaines de mètres avant de retrouver la neige. La descente de ce vallon qui ne prend presque jamais le soleil nous permet d'apprécier une bonne neige. Nous rejoignons alors sans problème le refuge du Chardonnet. Le soir, le repas est exceptionnel, en particulier le clafouti !!



Dans la remontée du vallon de la Moulette.






A mi-hauteur dans le petit couloir qui permet d'atteindre le haut du vallon de la Grande Manche.




Sur le petit replat avant de rejoindre la crète.






En débouchant sur la crête.




Mardi 19 février 2008, du refuge du Chardonnet (2230 m) au refuge des Drayères (2180 m) par le crète de la Casse Blanche (2900 m), les lacs Rouge et des Béraudes, puis la crète de Moutouze (2726 m).

Le temps est toujours au grand soleil. Nous partons pour faire ce grand tour en zigzaguant dans le massif. Je ne sais plus combien de fois nous avons mis et quitté les peaux, mais nous avons franchis moultes crètes et descendu plein de beaux vallons. Nous avons trouvé toutes les neiges, de la croute à la poudre, cette journée était vraiment le point culminant de ce tour. Après l'excellence des deux précédents refuges, celui des Drayères paraît un peu plus terne, mais comme il n'était que peu fréquenté, il reste très agréable.
Désolé pour les photos, mais mon appareil a commencé à montrer des signes de faiblesse, et il a également surexposé pas mal de photos.



Le premier lac de la journée.




Petite pause crème solaire et lunettes.




Didier arrive sur la crète de la Casse Blanche.




Panorama à 180° en direction du sud.






Descente entre deux montées.




Petite pause avant le lac des Béraudes.




En montant vers la crète de Moutouze.




Dernière montée de la journée, vers la crète de Moutouze.




Mercredi 20 février 2008, du refuge des Drayères (2180 m) au refuge de Ricou (2115 m) par le Rocher de la Grande Tempête (3002 m).

Au petit matin, le ciel est couvert. Nous partons en direction du Rocher de la Grande Tempête, et le temps se découvre doucement. La course aujourd'hui est dirigée par Frédéric. Le sommet est assez rapidement atteint. Il offre un superbe panorama sur tout le massif, et sur les Ecrins. A nos pieds, la vallée étroite et les Rois Mages. La descente est agréable, et nous arrivons assez rapidement en vue du joli refuge du Ricou. Nous en profitons pour faire une petite pause dans des rochers au soleil, et profiter du panorama et de la solitude des lieux. Plus tard, nous descendons au refuge, très beau, tout en bois. Dans un album, les gardiens ont retracé tous les travaux qu'ils ont réaliser pour transformer les ruines initiales en ce nid douillet. Le repas, encore une fois, est délicieux.



Le refuge est tout en bois et il est donc impossible d'y fumer, mais pourrait-on rêver d'une plus belle zone fumeurs ?




Petite pause pour la vérification du cap.




Seconde pause, cette fois pour la crème solaire.




Du sommet, panorama à quasiment 360°.




Dans le descente en direction du Ricou.




Repos contemplatif avant de rejoindre le refuge. En face, nous pouvons revoir l'itinéraire de la veille.




Jeudi 21 février 2008, du refuge du Ricou (2115 m) à Névache (1620 m) par le Pic du Lac Blanc (2980 m).

Cette fois, c'est à mon tour de mener la course. Le temps est un peu couvert, mais le soleil revient vite. Après quelques petits doutes sur l'orientation en sortie de refuge, je prends rapidement le bon cap, et c'est parti pour le pic du lac blanc. Le sommet est encore un très beau belvédère. La redescente vers Névache, en passant au bord du Lac Blanc, est vraiment belle, dans un large vallon sauvage. Nous arrivons à trouver de la bonne neige, le plaisir est parfait, mais hélas, c'est la dernière descente pour moi. Nous rejoignons la vallée de Névache en passant au pied du col de l'Etroit du Vallon, puis en cherchant un peu notre chemin dans dernière plaques de neige qui subsistent au dessus de la piste de ski de fond de Névache. On doit finalement déchausser pour la rejoindre. J'accompagne les copains dans leur gite, et c'est avec un grand regret que je les quitte pour rentrer à Ferney-Voltaire, que j'atteinds après 4 petites heures de route. Le lendemain, bien qu'au travail, mes pensées les accompagnent dans leur tour de Roche Gauthier, puis le surlendemain, quand ils rejoindrons MontGenèvre par le col des Trois Frères Mineurs. Vivement qu'on y retourne !


Un drôle de rocher en forme de coeur, que je dédie à ma mie.





Denière nous, le massif que nous avons parcouru les jours précédents.






Frédéric me rejoint.






En montant, la vue sur le massif des Ecrins devient vraiment grandiose.






Casse-croute au sommet, à l'abri du vent.






En passant sous le col de l'Etroit du Vallon, quatre instants dans la trajectoire de Jeff.






Les premiers bosquets d'arbres qui remontent de la vallée de Névache.




Photo de groupe au sommet du Rocher de la Grande Tempête. De gauche à droite: Didier, Claude, Jeff, Philippe, Frédéric et Yves. Photo: Didier.



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