Une semaine dans les Cerces et le Thabor du 20 mars au 26 mars 2011

Sortie organisée par Didier, avec Georges, Jeff, Frédérique et Philippe.

Textes, photos et assemblages des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).

Les photos de Didier sont disponibles sur sa page Picasa, celles de Frédéric sont , et celles de Georges sont ici .


Dimanche 20 mars 2011

Marielle me dépose à la gare d'Aix les Bains, d'où un RER me conduit rapidement à Chambéry. Je monte alors dans le TGV Paris-Milan où je retrouve les copains. Nos places sont séparées, j'en profite donc pour m'écouter deux épisodes de Millenium que j'avais enregistrés dans mon lecteur de mp3. Nous descendons tous à Bordonechia. Après quelques hésitations et aller-retours, nous voilà dans le bus (gratuit) qui nous emmène au Plan di Colle. La frontière est juste là, au bas de la vallée étroite, au pied des pistes de Bardonechia. Petite montée tranquille, sur un large chemin enneigé qui sert de piste de ski de fond et qui est aussi fréquenté par les raquetteurs. Nous arrivons assez vite au refuge des rois mages (1765 m), bien agréable et tenu par une très sympathique famille italienne. Le repas est à la mesure de la réputation Italienne, très bon.

Lundi 21 mars 2011

Le ciel est au grand beau. Nous quittons le refuge ce matin, mais nous laissons quelques affaires, car nous reviendrons mercredi. Nous montons au col de Fontaine Froide (2509 m) par de petits vallons. Nous improvisons un peu un itinéraire dans la forêt, et nous devons un moment mettre les skis sur le sac pour sortir d'un de ces vallons qui se finit en cul de sac entouré de pentes un peu abruptes. Nous rejoignons toutefois le col sans encombre. Un panneau nous indique qu'il se situe à la frontière entre la Savoie et les Hautes Alpes. Du col, nous avons une bonne vue sur le col de la Grande Bagne, et l'itinéraire pour y aller, qui est notre destination prévue. Cependant, il y a beaucoup de plaques à vent, certaines sont parties, mais visiblement pas toutes. D'après ce que nous voyons, il ne semble pas possible de trouver un itinéraire sûr, évitant les plaques et les pentes trop raides. Nous renonçons donc à ce col, et nous nous dirigeons vers le refuge du Thabor (2502 m). Comme nous sommes assez en avance, nous en profitons pour faire un exercice Arva, qui nous occupe un bon moment. Malgré le beau temps, nous nous refroidissons vite au vent pendant que les copains font leur recherche. Le refuge est agréable, le jeune couple de gardiens est très sympa, et la nourriture copieuse et très bonne.


Nous nous retrouvons piégés dans un petit vallon dont nous devons sortir skis sur le dos.




Didier et Georges arrivent depuis le fond du vallon.




Le col de Fontaine Froide, frontière entre Savoie et Hautes Alpes.





Un peu au-dessus du col de Fontaine Froide. Derrière, on voit l'itinéraire que l'on aurait du suivre pour aller au col de la Grande Bagne, et le col lui-même, en haut à droite sur la photo. On voit bien la coulée dans la vallée, et le plaques qui sont parties.






Vue générale sur le massif, le Thabor est bien reconnaissable à son sommet arrondi.






Faire la trace, sous le ciel bleu.




Mardi 22 mars 2011

Le temps est beau, mais des nuages arrivent de l'Italie, poussés par le vent. Nous partons en direction du col des Roches (2836 m). De l'autre coté, la neige est restée poudreuse, et nous faisons une superbe descente jusqu'à environ 2600 m. Quand nous remettons les peaux, nous sommes sous les nuages. Nous remontons en direction du col des Sarrasins (2844 m). Celui-ci franchi, nous devons redescendre un peu avant de pouvoir attaquer la remontée vers la pointe des Sarrasins (2963 m). Nous faisons alors une longue descente jusqu'au Plan (2130 m), dans une neige assez agréable, un peu transformée. Dans la descente, nous avons croisé les premières personnes que nous voyons de la journée. Pause casse-croute au plan, sur les ruine d'une ancienne maison. Nous remontons alors au refuge du Mont Thabor par le versant droit de la rivière, bouclant ainsi cette très jolie boucle sauvage.



En direction du col des Roches.






La même vue, mais prise en sens inverse.





Nos traces sous le col des Roches. Une des plus agréable descente de la semaine.




Sous la pointe des Sarrasins, le groupe arrive.




Mercredi 23 mars 2011

Le ciel est de nouveau immaculé quand nous partons en direction du col du Cheval blanc (2791 m), première étage des cette ascension « spiralée » du Thabor. Nous continuons par une traversée ascendante vers le passage du Pic du Thabor (2952 m) d'où nous avons une vue magnifique sur l'Oisan. Vient alors un belle descente sur les lacs des glaciers (2700 m). Nous remettons les peaux pour monter au col de la Chapelle. Là, il y a de nombreuses personnes, ce qui rompt un peu le charme de cette balade effectuée jusqu'alors en solitaire. Il y a un groupe de militaires en formation, et un groupe UCPA. Mais l'avantage c'est que nous n'avons plus à faire la trace, il n'y a plus qu'à suivre le mouvement... Nous atteignons le sommet, marqué par une petite chapelle (3178 m). La bise est un peu forte au sommet, mais elle a déneigé un espace bien pratique pour s'installer pour attendre les copains, et profiter de la leçon de topographie des militaires. Nous avons une discussion serrée pour choisir l'itinéraire de redescente, mais finalement nous choisissons le vallon du lac blanc que nous avais indiqué la gardienne du refuge des rois mages. Excellente suggestion, puisque nous avons le plaisir de redescendre dans un vallon vierge de traces, et dans une neige bien agréable, transformée. Plus bas, nous rejoignons l'itinéraire de descente classique, et nous faisons une pause casse-croute, avant de retourner au refuge des roi mages. Comme précédemment, l'accueil et le repas sont excellents.




Au petit matin, départ du refuge du Thabor.






Arrivée au passage du Pic du Thabor. La vue sur les Ecrins est époustouflante.






Sous le pic du Thabor, au passage du même nom.






Au sommet du Thabor, la neige a été emportée par le vent.






Pause repas au soleil, le Thabor au loin.






La vallée étroite. Au fond, le village et le refuge. A gauche, les rois Mages, déformés par la perspective a.













Sous la pointe des Cerces, quand nous rejoignons la crête.




Jeudi 24 mars

Le matin, le ciel est encore immaculé, la température est de O°C au départ depuis le refuge. Nous remontons tranquillement en direction du col des Muandes. Au passage, je fais un petit détour vers l'ancienne mine pour voir quelle est l'utilisation actuelle des bâtiments. Didier reste un peu en arrière avec Jeff qui est un peu fatigué, Georges et moi traçons en direction du col. Il n'y a pas un souffle de vent, et je me mets même en short, car il fait vraiment chaud. La neige colle aux peaux, c'est vraiment pénible pour traçer. Nous mangeons au col (2828 m) et nous redescendons vers 2500 m d'altitude environ. Nous remettons les peaux pour attaquer une belle pente, un peu raide, qui est déjà bien traçée, et que nous prenons pour le Rocher de la Grande Tempête. Il fait tellement beau que personne ne regarde la carte ! Arrivé au sommet, l'altimètre ne donne que l'altitude de 2900 m, et nous nous rendons compte que nous sommes sur un petit sommet (coté 2899 m) sur la crète des Muandes. Tant pis, nous attaquons la descente. Au loin, je vois Didier et Jeff qui arrivent du col des Muandes. Belle descente, et nous nous retrouvons tous au refuge des Drayères (2180 m). Le repas est plus basique, mais l'ambiance se rapproche plus des refuges « à l'ancienne », ce qui n'est pas désagréable.



Paysage Zen.




La croix qui domine la vallée, peu au-dessus de la mine.





Georges au col des Muandes.





Georges au sommet, avec les aiguilles d'Arves à l'arrière plan.




Le refuge des Drayères, niché au pied des Cerces.




Vendredi 25 mars

Le beau temps se maintient toujours, nous partons en descente avant de mettre les peaux pour remonter dans le vallon des Sagnes Froides jusqu'à un petit col, qui nous donne accès à la pointe des Cerces. Il fait chaud, la face est exposé au sud, nous montons rapidement jusqu'au sommet (3097 m). Cependant, nous ne sommes pas tout à fait en haut, le vrai sommet est à environ 150 m à droite, mais il y a une belle corniche, plutôt exposée. Nous mettons les crampons, mais nous renonçons finalement, le trajet semble trop exposé, et nous risquons de perdre trop de temps et de redescendre alors que la face à trop chauffé. Tant pis, nous redescendons dans une neige assez variable, mais pas très agréable, par le vallon des Béraudes. Pause repas dans un superbe panorama. Fin de la descente dans de la neige super molle, et nous regagnons le refuge par une petite remontée sur la piste de ski de fond.




Lever de soleil sur les Cerces, depuis le refuge des Drayères.






De beaux arbres ponctuent la vallée.





Nos traces de descentes depuis la pointe des Cerces. Hélas, nous avons loupé le sommet, nous avons débouché un peu plus à gauche, mais pas possible de suivre l'arête.






Didier arrive depuis la pointe des Cerces.






Pause casse-croûte dans le vallon.




Samedi 26 mars

La chance aura été avec nous, puisqu'il fait toujours un temps magnifique quand nous partons en direction de Roche Château (2898 m). Nous passons à coté du bivouac de l'Ours, qui rappelle des souvenirs émus à Georges. Nous atteignons assez vite le sommet, qui nous permets d'avoir une dernière vue panoramique sur le massif. Nous attaquons la descente en face nord, mais malheureusement, la poudreuse que nous attendons est en fait croûtée, la descente n'est donc pas très agréable. Mais la vue est splendide, derrière nous une grande aiguille noire nous domine. Nous devons longuement pousser sur les bâtons pour traverser de grandes étendues plates où la neige cède parfois un peu sous notre poids. Nous finissons par rejoindre une piste de Valloire, nous en profitons pour faire notre dernier casse-croute en plein air. Ensuite, nous rejoignons facilement la station par la piste, en ayant l'impression de skier super bien (c'est tellement facile sur une piste damée!). Nous arrivons juste à temps pour le bus qui nous conduit à St Michel de Maurienne, et de là le train nous ramène chez nous. Bientôt, il n'y aura plus que mon bronzage pour témoigner de cette belle semaine...




Départ au matin, laissant derrière nous la belle vallée.






Le bivouac de l'Ours rappelle de bons souvenirs à Georges.






Georges et Jeff.




Sous le sommet de Roche Chateau, deux fois Didier, et Georges.






Sous le sommet, belle vue sur les écrins.





La bande au sommet de Roche-Chateaux, le dernier de la semaine.




Descente sous Roche Chateau.






Sur le grand plat avant d'arriver aux pistes de Valloire. Derrière nous, l'aiguille Noire, impressionnante !





Dernier souvenir, mon bronzage.




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