Ski de randonnée dans les Cerces, février 2017




Textes et photos par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).


Merci à Didier qui a encore une fois tout organisé. Les autres participants étaient Christian, Jeff, Frédéric, Yves, Michel et Catherine. Bonne humeur et culture garanties.



Dimanche 19 février 2017, montée au refuge de Ricou (2115 m) depuis Névache (1600 m)

Yves et moi avons rejoint Didier à Autrans hier soir pour y dormir. Quand nous partons vers 7h du matin, il fait un grand ciel bleu sur le Vercors. Par contre, la neige est très discrète. Le passage du col du Lautaret est toujours très beau, les points de vue sur le massif des Écrins rappellent de beaux souvenirs. Nous arrivons à Névache aux alentours de 10h30. Il y a une course de ski de fond, nous assistons un peu par hasard à l'arrivée, très rapide. Nous finissons par trouver un endroit où laisser la voiture, et nous retrouvons les copains arrivés par le train de nuit et le bus, ou en voiture. Nous montons tranquillement vers le refuge de Ricou par les pistes de ski de fond. Il fait beau, mais il y a un petit vent frais qui arrive du fond de la vallée. Le paysage est très beau. Arrivés au refuge, il y a pas mal de monde, mais l'accueil est très sympa.




Dans la montée vers Ricou, dans la magnifique vallée.





Lundi 20 février 2017: refuge de Ricou (2115 m), col du Grand Cros (2848 m), vallon de Saume Longue, crête de Mome et retour au refuge de Ricou

Le ciel est toujours d'un beau bleu pur ce matin lorsque nous partons, mais un petit vent de nord rafraîchit bien l'ambiance. Nous montons d'abord dans une vieille trace de raquettes, puis nous faisons notre chemin jusqu'au la Larangri, puis au col du Grand Cros (2848 m). Fred, Michel et Catherine nous laissent et montent au Pic du Lac Blanc. Nous redescendons dans le vallon de Saume Longue, les 30 premiers mètres de la descente sont un peu raides, puis la descente devient très belle et agréable. Le vallon est magnifique et désert. Nous descendons jusque vers 2450 m environ, puis nous remontons d'environ 250 m pour passer un col qui franchit la crête de Mome et nous permet de rebasculer sur le versant du refuge. La neige est très changeante, travaillée par le vent, mais pas désagréable. Nous poursuivons alors par une traversée descendante. Le vent, dont nous étions abrités dans le vallon, nous retrouve. Nous devons remettre encore les peaux pour passer quelques petits reliefs qui nous séparent du refuge. Enfin, une dernière descente nous ramène au refuge, où nous attendent les copains.




Entre lumière et ombre...




et ombre et lumière.



Départ alors que le soleil illumine déjà l'autre versant de la vallée.










Plus haut, nous voici au soleil.





Yves et Jeff.





Didier au col.




Yves au col. Derrière lui, les aiguilles d'Arves.




Didier bascule de l'autre côté.





De belles traces de descente
(agrandir pour voir les 3 skieurs).




Traversée dans le beau vallon.











Mardi 21 février 2017: refuge Ricou (2115 m) au refuge Laval (2010 m) en passant par le rocher de Petite ou de la Grande Tempête (2950 m)

Le vent a pas mal soufflé pendant la nuit, nous l'avons bien entendu, étant logés sous le toit ! Le ciel est un peu couvert lorsque nous partons et le vent ne faiblit pas. Nous sommes seuls dans la montagne, en direction du rocher de la Petite Tempête. C'est toujours un grand plaisir de faire la trace dans un paysage vierge. Nous faisons un petit dépôt de matériel pour alléger les sacs. Arrivés à proximité, Didier, Jeff et moi obliquons à gauche dans un couloir qui mène au sommet du rocher de la Grande Tempête, pendant que les autres continuent en direction du rocher de la Petite Tempête. Nous nous arrêtons un peu en dessous du sommet, vers 2950 m, la fin est en rochers. Le retrait des peaux en plein vent est toujours un exercice particulier. La descente est très agréable. Nous retrouvons notre dépôt de matériel, et nous pique-niquons un peu plus bas, un peu abrités du vent. Il ne nous reste plus qu'à nous laisser glisser vers le beau refuge Laval. Comme nous sommes en avance, nous en profitons pour faire des exercices ARVA.




Dans la belle lumière du matin.








Christian.





Les copains vers la petite tempête.




Et Jeff et Didier vers la grande tempête.




Jeff et Didier au décollage des peaux.





Michel dans la descente.




Le refuge Laval vu de haut.



Mercredi 22 février 2017: refuge de Laval (2010 m), tour de la crête de Moutouze et pointe des Cerces (3030 m), et refuge des Drayères (2180 m).

Il fait toujours beau et venteux lorsque nous partons ce matin. La montée en direction de la crête commence dans des pentes boisées, très jolies. Le vent est assez gênant, mais plus haut nous sommes abrités. Arrivés au col (sans nom sur la carte, 2726 m), les autres redescendent tandis que Jeff Didier et moi montons en direction de la pointe des Cerces dans une belle pente un peu raide. Nous sommes complètement à l'abri du vent, c'est bien agréable, et une trace bien marquée nous facilite la montée. En haut, la vue est magnifique. Nous n'allons pas jusqu'au sommet exact, car la cinquantaine de mètres à parcourir sur l'arête nous en dissuadent. Bizarrement, je vois passer quelques papillons... La descente est super, nous pouvons faire des jeux de godille entre nous, la neige est chouette quasiment jusqu'en bas à la Clarée. Nous remettons les peaux pour remonter au refuge des Drayères. Ce soir encore il y a du monde, le réfectoire est super bruyant, rendant le repas désagréable.




Le refuge encore à l'ombre tandis que le soleil illumine les sommets.





Belles lumières matinales.



Photo de groupe.




Trace...




Christian en pause casse-croûte.








Droit devant, la point des Cerces.





La longue pente dans un superbe paysage.



Jeff arrive.





Didier.




Philippe.




Didier devant les Écrins (Pelvoux, Écrins, Meije).





Jeff, quasiment au même endroit.




Encore de belles traces de descente.



Jeudi 23 février 2017: refuge des Drayères (2180 m): Tour de l'Aiguille Noire, et Roche Chateau (2898 m)

Il fait toujours beau avec un peu de vent, qui semble faiblir. Le gros chien du refuge semble avoir dormi dehors, sa fourrure est d'une épaisseur impressionnante. Nous montons en direction du Pas des Rochilles. Nous croisons des traces de chenillettes, sans doute utilisées par les militaires qui ont un camp pas loin. D'ailleurs, le pas est protégé par de gros bunkers. Nous faisons une petite descente en neige soufflée, pas très agréable. Nous remettons les peaux en dessous le l'aiguille Noire dont le profil est bien acéré sous cet angle. Nous remontons alors le vallon de La Vallette vers Roche-Chateau. Nous profitons de rochers bien exposés au soleil pour faire une confortable pause. Peu avant d'arriver vers le sommet, nous somme survolés par un beau Gypaète à l'envergure impressionnante. Au sommet, la vue est magnifique. La descente pour retourner au refuge est très agréable, la neige est transformée, nous traçons de belles godilles puis des grandes courbes. Nous faisons une petite pause en l'honneur du Lulu à côté de la cabane de l'Ours. Il y a beaucoup moins de monde qu'hier au refuge, le repas est bien moins bruyant et donc plus agréable.




Le chien du refuge en fourrure d'hiver.












Autoportrait.








Michel dans des ondulations formées par le vent.



















Un groupe coloré.





Normal.




En l'air...




Collection hiver 2016, Christian.




Collection hiver 2016, Didier.




Yves.





Au refuge, pendant que les peaux sêchent...




les gosiers s'humectent.



Vendredi 24 février 2017: refuge des Drayères (2180 m), Tour du Pain de Sucre, montée dans le vallon de la grande Manche (2500 m) et refuge de Chardonnet (2250 m)

Nous entendons beaucoup le vent souffler pendant la nuit. Le matin, le ciel est très couvert, et toujours venteux. Nous partons tout de même, d'abord en direction du pas des Rochilles, puis nous obliquons vers le Pain de Sucre. Nous sommes parfois dans le brouillard, il neige, cela donne une belle ambiance montagne. Nous arrivons à un petit col sans nom sur la carte (2583 m), avec une belle descente. Plus bas, nous passons en dessous du brouillard, et nous descendons jusqu'à la Clarée. Nous faisons une petite remontée de quelques mètres en escalier, puis nous arrivons à glisser jusqu'au refuge Laval. Comme il est presque midi, nous en profitons pour faire une halte repas (gratin de ravioles, tarte aux myrtilles, miam miam, ça change du casse-croûte habituel). Nous repartons en descente jusque vers 1850 m d'altitude environ puis nous attaquons la remontée vers le refuge de Chardonnet. Le ciel se dégage, il fait grand beau. Didier, Fred, Christian et moi partons monter au-dessus du refuge une belle combe (vallon de la grande Manche) jusque vers 2500 m environ. La neige est soufflée, la redescente sur le refuge est un peu décevante. Il n'y a pas grand monde au refuge, la soirée est calme et agréable.




Une petite ambiance hivernale ce matin.








Ambiance hivernale.





Le pain de Sucre.





Au col.




Un bel arbre solitaire.




L'après-midi, le soleil est de retour.





Dernier regard sur la combe.





Le refuge Chardonnet, dans un superbe emplacement.




Samedi 25 février 2017: refuge de Chardonnet (2250 m), crête de la Casse Blanche (2850 m) et retour à Névache puis à Ornex

Pour la première fois cette semaine, il n'y a pas de vent ce matin. Le ciel est bleu, il fait un peu froid. Didier, Jeff, Christian et moi partons en direction des lacs de Casse Blanche. Les autres vont aller en direction du col du Raisin. Nous montons dans de belles combes ensoleillées, puis vers 2650 m nous montons dans une pente qui se redresse un peu et qui se trouve à l'ombre. On accélère un peu pour retrouver le soleil. Nous arrivons alors sur la crête de Casse Blanche, en plein soleil. En dessous de nous, la brume envahit la vallée, nous sommes dans un paysage magnifique, entre Écrins et Thabor. Nous profitons bien du paysage, nous faisons une longue pause (une heure environ) en attendant que la brume se dissipe et que la neige décaille. La descente est belle, dommage que la neige soit inégale. Dans les bois, nous trouvons de la bonne poudreuse à l'ombre des arbres. Nous retrouvons les copains au niveau de la Clarée, et nous faisons tous ensemble notre dernière pause de midi sur la terrasse de La Frutière. Ensuite, nous entamons notre descente sur Névache. Il y a beaucoup moins de neige qu'à l'aller. Puis vient le temps de la séparation, nous reprenons la route. Quelques bouchons à l'entrée de Grenoble, et Didier me pose quelques minutes seulement avant l'heure du dernier train pour Genève.




Départ dans la belle lumière.




Un peu de brume à l'horizon.




Un beau replat avec des petits lacs.










Didier et Christian arrivent.


















Didier médite.





Jeff arrive dans un passage de brume.















En avant pour la descente.




Jeff en action.








Jeff en plein virage sauté.




Didier devant la pente que nous avons descendue.









Vue générale des trajets, exceptés ceux depuis/vers Névache. Vous pouvez cliquer ici pour afficher la carte en plein écran.


Christian a fait de belles photos, comme d'habitude, en particulier des noirs et blanc superbes. Vous pouvez les voir sur son site. Jeff a également mis des photos de cette balade sur son site .



Ce récit est dédié à Jean-Paul dont nous avons appris le décès survenu en début d'année. Jean-Paul avait participé à nos balades dans le Queyras et en Suisse. C'était un compagnon chaleureux, discret et à l'humour subtil.




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