Ski de randonnée en Haute Ubaye, mars 2018




Textes et photos par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).


Merci à Didier qui a encore une fois tout organisé et à Georges et Jeff avec qui j'ai eu le plaisir de partager ces balades.



Vendredi 23 mars

La saison n'est pas facile, nous avons annulé notre première semaine prévue en février à cause de la météo. Pour cette semaine de mars, nous avions prévu de faire la traversée Les Diablerets - Kandersteg, mais les prévisions météo sur la Suisse ne sont pas bonnes. Aussi nous nous décidons un peu en dernière minute de partir aussi vite que possible pour les Alpes du sud, pour profiter de quelques jours de beau temps prévu. Ce vendredi matin, je vois sur le site des TER de la région que la circulation des trains entre Grenoble et Chambéry est interrompue par une fuite de gaz. Je me replie donc sur les bus entre l'aéroport de Genève et Grenoble, et j'arrive un peu avant 13h à Grenoble où m'attendent les copains. Nous prenons tout de suite la route en direction de Bayasse, au pied du col de la Cayolle. Les derniers km dans des gorges étroites sont assez impressionnants, les restes d'avalanches sont encore partout. Nous arrivons au gîte en fin d'après-midi, l'endroit est beau et calme, il y a beaucoup de neige. Le hameau est habité par 13 personnes en hiver (5 maisons), nous sommes seuls dans le gîte en plus des propriétaires.



Belle vue en direction du sud depuis le gîte.




Samedi 24 mars: de Bayasse (1840 m) à Caire Brun (2812 m)

Nous partons du refuge vers 8h, après un bon petit-déjeuner où nous avons mangé le pain qui a été fait la veille par les propriétaires du gîte, qui sont aussi boulangers. Aujourd'hui, ils vont aller au marché de Barcelonnette pour vendre les 150 kg de pain qu'ils ont fait la veille.
Nous remontons le beau vallon de la Moutière, où de grosses avalanches ont rempli la gorge et le lit du torrent. Le vallon s'ouvre, et nous passons près de la jolie petite cabane de la Moutière. Nous changeons un peu de direction, nous passons à côté de la cabane de Restefond, puis nous montons sur une épaule jusqu'au sommet de Caire Brun. Nous faisons attention à notre itinéraire pour éviter les passages susceptibles d'avoir des plaques à vent. Au sommet il y a un petit vent, mais le temps est globalement beau. Nous arrivons à trouver de la bonne neige à la descente. Nous faisons une petite pause au niveau de la cabane de Restefond, abrités du vent par les grosses corniches qui l'entourent. Nous regagnons ensuite le gîte, où nous profitons de la terrasse ensoleillée. Je vais me reposer un peu, pour essayer de récupérer du rhume que je traîne depuis des semaines.



Dans la remontée du vallon de la Moutière.










Jeff.




Georges.




Vue générale du vallon.





Belles corniches autour de la cabane de Restefond.





Didier au sommet.




Georges au sommet.




Les trois compères après le pique-nique.





Un panneau nous indique que nous sommes sur
un paturage domanial.




Pause photo.




Agréable descente dans la forêt, peu avant le village.





Les restes d'avalanche dans le torrent.





Pause appréciée dans la véranda d'hiver.




Dimanche 25 mars: de Bayasse (1840 m), tour et Tête sud de la Crête de la Pierre éclatée (2713 m)

Petit-déjeuner à la même heure qu'hier mais nous avons changé d'heure cette nuit. Le ciel est tout bleu, nous montons en forêt jusqu'à une vaste combe dans laquelle, comme la veille, nous sommes seuls. Des nuages cachent un peu le soleil qui sinon est chaud et agréable. Belle remontée sans difficulté jusqu'au sommet, en suivant des traces vieilles de quelques jours. Du sommet, nous descendons sur l'autre versant (Est) jusqu'à la route du col de la Cayolle. La neige est bien agréable, il y a des passages en poudreuse où nous faisons de belles godilles. La route passe sur un beau pont, recouvert de neige. Nous traversons avec difficulté une grosse avalanche qui a fait d'énormes boules. Tous les nuages ont disparus, le ciel est bleu immaculé. Nous faisons une pause pique-nique dans la forêt avant de regagner le gîte.



Le soleil se lève quand nous partons.








Il faut d'abord passer le pont.








Très belle clarière sous le soleil.





Jeux de neige et de soleil.








Jeff...




.et Georges sortent de la forêt.




Une belle combe.




Puis le sommet.




Au sommet.





Jeff toujours avec grand style dans la descente.




Pause pour apprécier le paysage.




Un des beaux ponts de la route de la Cayolle.




Traversée d'une ancienne avalanche.




Retour à Bayasse dans un très beau paysage.




Lundi 26 mars: de Bayasse (1840 m) à la Cime de la Plate (2770 m)

Nous partons de nouveau par le même vallon que le 1er jour, mais nous obliquons assez vite au sud pour remonter le vallon de Braissette jusqu'au sommet de la Cime de la Plate. Nous avions prévu de redescendre le col de Cime Plate pour rentrer par le vallon de la Sanguinière, mais nous estimons que le passage du col est trop risqué (risque d'avanlanches, plaques à vent). Nous devons renoncer à ce plan. Nous redescendons donc vers le lac de la Braissette dans une belle neige, et nous remontons à la tête du Laup (2721 m). Ensuite, nous faisons une très belle descente presque toute en poudreuse jusqu'à la cabane de la Moutière. Nous rentrons ensuite au gite par le même vallon que le premier jour.



Belle trace dans la neige poudreuse








La Cime Plate porte bien son nom.





Didier et Georges examinent le passage du col.




Autoportrait de groupe.




Georges et Jeff à la tête du Loup.









Le vent a sculpté d'étranges corniches.




Début de la descente.





Nous nous sommes fait plaisir avec des godilles vintage.





Et toujours la véranda...




Mardi 27 mars: de Bayasse (1840 m) au resaut avant la tête de la Sanguinière (2807)

Il fait toujours grand beau ce matin. Nous remontons le dernier vallon que nous n'avons pas parcouru au départ du gîte, nous sommes toujours seuls. Nous traversons le reste d'une très grosse avanlanche, très impressionnante. Nous montons en direction de la tête de la Sanguinière. Nous nous arrêtons un peu avant le vrai sommet, sur le dernier ressaut, car la centaine de mètres qui nous séparent du sommet sont très cornichés et paraissent peu praticables. La descente est très belle, mais la neige est assez croûtée, pas très agréable à skier. Plus bas heureusement, elle commence à être transformée. Les prévisions météo annoncent une dégradation. Nous décidons de changer de vallée, et nous rejoignons Larche. Depuis la route, nous voyons un joli groupe de chamois à la sortie de Bayasse, et un beau renard juste en arrivant à Larche. Le gîte à Larche est pas mal fréquenté, cela nous change de Bayasse où nous étions seuls.




Traversée d'énormes restes d'avanlanche.








Toujours seuls dans le beau vallon.





Toujours seuls dans le beau vallon.










Didier arrive au sommet. Le vrai sommet est à gauche,
on voit les corniches qui nous en séparent.




Le groupe au sommet.




Didier au sommet, Georges arrrive.





Petit faux-plat dans la descente.




Pause contemplation dans la descente.




Avant la traversée de l'avalanche




Fin de la traversée.




Zoom sur les beaux arbres.





Le vallon est vraiment beau.




Mercredi 28 mars: de Larche (1650 m) au Bec de l'Aigle (2815 m)

En sortant du gîte, le ciel est couvert. Nous montons dans la forêt par un sentier étroit. Les nuages étaient en fait des nuages de fond de vallée qui se dissipent rapidement. Nous sortons de la forêt et nous entrons dans une combe qui s'élargie. Le sommet est au fond, l'itinéraire est assez évident. Le soleil est généreux, mais d'un seul coup le vent se lève et nous rafraichit bien ! Nous atteignons assez rapidement le sommet, nous nous abritons un peu du vent le temps que tout le monde arrive et enlève les peaux. Nous attaquons la descente, Georges part un peu devant. Nous allons explorer des pentes un peu plus directes qui se révèlent très agréables à skier, avec de la neige poudreuse. Nous descendons jusqu'au fond du vallon. Nous pensions retrouver Georges, mais nous arrivons en bas sans le voir. Nous attendons un peu, puis je décide de remonter le chercher. Je remets mes peaux, et je remonte presque jusqu'au col avant de le voir. Il nous attendait à l'abri du vent, et s'inquiétait aussi de ne pas nous voir. Cela me permet de refaire une deuxième descente dans la neige toujours agréable. Nous descendons jusqu'à un gros rocher dans une carrière où nous faisons halte pour notre dernier pique-nique.
Le temps se dégrade, et les prévisions météo pour les prochains jours sont mauvaises. Nous décidons donc de rentrer, et nous prenons donc la route pour Autrans, où nous pourrons dormir chez Didier. La route est longue mais belle, nous passons par le col de Vars puis par le Lautaret. La pluie nous trouve à l'arrivée. Le lendemain, les copains reprennent la route, et me laissent à Grenoble d'où je rentre à Genève en train, puis en vélo pour les derniers km jusqu'à la maison.



Les trois amis vont droit au but.





Le ciel se dégage dans le vallon sauvage.




Georges et Didier arrivent sous le sommet.




Ombres et lumières, tout est magnifique.





Des passages de nuages donnent parfois un côté onirique.





Didier au sommet.





Georges arrive au sommet.




Puis Jeff.




Jeff redescend dans les nuages.




Pause repas sous un gros rocher.




Vue générale du village de Larche. Le temps commence à se couvrir.





Vue générale de l'itinéraire. Cliquez pour voir en plein écran.


Vous pouvez aussi consulter les photos prises par Jeff


Retour au sommaire du site