Balades à ski de randonnée dans le Queyras depuis le hameau des Laus, au-dessus de Cervières, du 21 au 27 février 2015

Sortie du CAF RSF, organisée de main de maître par Didier et Fred, avec Jean-Paul, Jean, Marc, Marie-Line, Lulu et Odile, Catherine et Michel, Yves, Jeff et Philippe.

Textes, photos et assemblage des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).
Les traces GPS de la journée sont hébergées sur le site VisuGpx.com.



Samedi 21 février 2015

Je pars de la maison en vélo, sac sur le dos, chaussures de rando dans le panier et skis attachés au cadre, sous une pluie battante. Je rejoins l'aéroport de Genève, pour prendre un bus jusqu'à Saint-Gervais. Je sèche dans le car. Fred et Marc m'attendent à l'arrivée du bus, et nous voilà partis en voiture pour rejoindre Le Laus, au-dessus de Cervières. Nous arrivons en début d'après-midi, sous la neige, et la route commence à devenir glissante. À la radio, nous entendons que la neige à bloqué toutes les autoroutes menant dans les Alpes, et que des milliers de voitures sont bloquéees. Effectivement, les copains venant de la région parisienne, bloqués dans les bouchons, se sont réfugiés à Autrans et arriveront demain. Nous nous installons dans le gîte de l'Arpelin où nous passerons la semaine, et nous sortons faire un petit exercice Arva. Dans la région, la neige a été assez meurtrière, puisque 13 personnes ont été tuées dans des avalanches depuis le début de l'année, dont trois à proximité immédiate. Les conditions ne se sont pas améliorées, nous serons donc très prudents.



Devant le gîte, nous arrivons sous la neige.

Dimanche 22 février, depuis le gîte (1750 m), vers le petit Arpelin (2330 m) et le col de l'Izoard (2360 m)

Le ciel le matin est un peu brumeux, mais il se dégagera dans la journée. Nous partons direction sud vers le petit Arpelin, dans une profonde neige poudreuse, en forêt. C'est très beau, on se croirait dans un conte de fées. Nous nous arrêtons sur un petit replat vers 2330 m d'altitude, le sommet n'est pas accessible. La descente est agréable dans la profonde poudreuse, mais le manque de pente empêche de bien en profiter. Nous prenons notre casse-croûte vers 1900 m d'altitude, avant de repartir vers le col de l'Izoard, d'abord en forêt puis à la fin sur la route transformée en piste de ski de fond. Depuis le col, nous trouvons quelques jolis pentes pour profiter au mieux de la poudre, et rejoindre le gîte. Les copains sont arrivés, et on pu faire une petite sortie. Le soir tout le monde est content de se retrouver, et le repas est animé.

La trace de la journée.



Le lendemain matin, le gîte est plus sympathique sous le beau
temps et la neige fraîche.




Fred dans la belle forêt empoudrée.






Montée dans une poudreuse de rêve, on se croirait dans un conte de fées.


Jean et Marie-Line vers le premier petit sommet.


Le monument en l'honneur des constructeurs de la route, au col d'Izoard.



Le refuge Napoléon depuis le col d'Izoard.



Lundi 23 février, de La Vachette vers l'Infernet

Nous prenons les voitures jusqu'au hameau de La Vachette, au début de la vallée de la Clarée (1360 m). La montée est assez rapide par une bonne trace en forêt dans la neige toujours très poudreuse. Nous montons jusqu'au col de l'Infernet, où se trouvent d'anciens casernements militaires. Nous rejoignons un groupe de skieurs du CAS de Neuchatel, bien sympathiques. Arrivés au col, nous décidons de ne pas continuer vers le sommet, la pente semble trop avalancheuse. Nous optons donc pour un petit pic sans nom situé à côté (2354 m). La descente dans la forêt, dans une poudreuse profonde et très légère, est très chouette. Au retour, nous passons dans la vieille ville de Briançon pour une petite visite et boire un verre.
Pour cette journée, je n'ai pas de photo, mon appareil est resté au gîte...

La trace de la journée.

Mardi 24 février, vers le Granon depuis "La Draye"

Nous prenons de nouveau la voiture pour le début du la vallée de la Clarée, et nous partons depuis le hameau de «La Draye» (1410 m). La météo prévoyait du beau temps, mais ce n'est pas le cas, il y a du vent, un peu de neige, et c'est un jour blanc. Nous ne sommes que 5, les autres sont partis ailleurs. Après quelques petites hésitations sur le départ, nous rejoignons une bonne trace jusqu'au village du Granon, très joli (pas habité en hiver, mais de belles maisons bien restaurées). Un randonneur solitaire mais accompagné d'un solide et sympathique Bouvier Bernois qui s'enfonce dans la neige jusqu'au ventre, mais semble bien heureux de cette balade. Le temps ne s'améliore pas, au contraire. Nous essayons de rejoindre le col du Granon, mais la pente qui se redresse et la neige profonde nous incitent à faire demi-tour peu avant de sortir de la forêt, vers 2200 m d'altitude. Sur le versant d'en face, nous observons pendant plusieurs minutes un gros renard ou un loup (dommage que nous n'ayons pas de jumelles). La descente est bien quand nous pouvons couper dans la forêt. Après une nouvelle pause à Briançon, nous retrouvons les copains au gîte. Eux aussi ont dû écourter leur programme à cause de la neige louche et de la météo.

La trace de la journée.


Fred carte à la main franchit un petit ruisseau.




Marc sort du brouillard.




J'ai l'impression de suivre un petit ours.




La météo ne s'est pas améliorée pendant la journée.



Mercredi 25 février, depuis le gîte, col des Peygus (2612 m) et col de la Roya (2634 m)

Le temps est de nouveau au beau ce matin, mais il fait froid et un petit vent souffle toujours. Le vent d'hier a rendu dangereuses les pentes qui n'étaient pas encore plaquées, nous devons toujours rester très prudents. Nous faisons une belle montée en forêt, puis sur un joli plateau vallonné, jusqu'au col des Peygus (2612 m). Nous y mangeons, et le groupe du CAS de Neuchatel nous y rejoint. Une partie de notre groupe redescend, une partie va en face au col des Ourdeis, et Didier et moi redescendons un peu pour remonter au col de la Roya (2634 m). La vue y est très belle, le Viso d'un côté et les Écrins de l'autre. La descente se fait en belle poudre dans un joli couloir, puis en forêt. C'est une belle journée, couronnée le soir au gîte par une magnifique mousse au chocolat maison !

La trace de la journée.


Jeff dans un raccourci sous la route de l'Isoard.




Pause crème-lunettes.





Didier et Catherine.






Ombres et lumières.





Un arbre majestueux et solitaire.




Les copains arrivent au col des Peygus.





Quel plaisir de se balader dans ce paysage !






Les copains arrivent au col des Peygus.






Le col de la Roya est droit devant.





Au col, Didier devant le Viso.




Puis Philippe devant les Écrins.




Puis Philippe devant le Viso.




Puis Didier devant les Écrins.



Didier trace des courbes en télémark.



Tout à gauche au fond, on devine le col de l'Isoard. Vers le centre, le col des Ourdis.




Jeudi 26 février, depuis le gîte vers la cime de Saurel (2450 m)

Il fait toujours grand beau ce matin. Nous partons à ski en descente en direction de Cervières (1635 m). Nous rejoignons les pistes de ski de fond, pour les suivre un peu jusqu'au beau hameau de la Chau. Nous partons alors en direction du Grand Charvia. Arrivés au Lac Gignoux, le passage vers le sommet semble trop avalancheux, les pentes sont très chargées. Nous devons une fois de plus renoncer, et nous allons manger sur un petit pic sans nom (2415 m). Après une courte descente et une toute aussi courte remontée, nous atteignons la cime Saurel (2450 m). La redescente nous permet de tracer de belles courbes dans une poudre qui est toujours bien froide si elle n'a pas pris le soleil. Nous observons quelques chamois avant d'arriver à Cervières. Nous remettons une nouvelle fois les peaux pour remonter au gîte. Le soir, Jeff arrose son nouveau matériel, qu'il a étrenné cette semaine, par une tournée de Génépy. La patronne du gîte offre une autre tournée, tout le monde va bien dormir...

La trace de la journée.


Belle ferme à La Chau.




Esthétique du ski athlétique.




Didier à l'assaut du sommet.




Au sommet. Au premier plan, on voit la borne-frontière.





Il y a un truc à voir ?






D'une bosse à l'autre.






Des pics aux allures himalayennes.






Une belle ferme à l'abandon.






Coucher de soleil sur Cervières et ses deux églises. A gauche à l'horizon, on peut voir le Pelvoux et la face sud des Écrins.




Vendredi 27 février, de Villar Saint-Pancrace vers le Mélezin

Le temps est de nouveau couvert, avec un petit vent, nous optons donc pour un itinéraire en forêt. Nous prenons la voiture jusqu'à Villar Saint Pancrace, d'où nous partons (1280 m) en direction de la Cime du Mélezin. Depuis le village, un sympathique chien nous accompagne en courant tout le temps et en faisant des allers-retours multiples, enfoui dans la neige jusqu'au ventre. Nous passons au hameau du Mélezin, et nous continuons en forêt jusque vers 2250 m d'altitude environ. Plus loin, la pente se redresse et nous craignons la présence de plaques à vent. Le chien profite de notre casse-croûte, puis nous faisons une belle descente dans la poudreuse entre les mélèzes. Lulu découvre le matériel moderne (skis, chaussures et fixations) que Jeff lui a prêté, et se met à faire du free-ride. On dirait qu'il est assez convaincu ! Plus bas la neige s'alourdit un peu, et Jean se blesse au mollet, sans trop de gravité nous espérons. Nous rentrons au gîte pour la dernière soirée ensemble, certains vont partir tôt demain matin pour éviter les bouchons. Dider, Fred et Marc font les comptes, merci bien à eux car ce n'est pas simple...

La trace de la journée.


Montée vers la forêt, juste au-dessus du hameau.




Lulu prince du freeride avec son nouveau matériel.




Jeff impérial même avec les vieux skis de Lulu.




Notre ami le chien fait le fou.




Dans la descente, une dernière vue sur Briançon à travers les arbres.



Samedi 28 février, retour

C'est le jour du départ, pas de problème sur la route jusqu'à Bellegarde (belle pause repas au bord du lac d'Annecy, au soleil), où je prends le train, et à l'aéroport de Genève je récupère mon vélo pour la dernière partie de mon trajet. Il ne reste plus qu'à tout ranger, et attendre le prochain départ...



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