Un tour en VTT dans le Vercors du 30 mai au 3 juin 2016



Textes et photos par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

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Didier nous a proposé de faire un raid entre Vercors et Diois. Bien que je n'ai jamais fait de VTT, je suis partant. Didier pourra me prêter son ancien vélo, semi-rigide, car il vient de s'équiper d'un tout suspendu. Initialement nous devions faire un raid à travers le Vercors puis le Diois, mais la météo incertaine et les grèves de train, pouvant bloquer notre retour, nous on fait changer de plan. Nous resterons donc dans le Vercors, en faisant un aller-retour sur 5 jours. Comme d'habitude, je pars de la maison à vélo et entre deux averses pour l'aéroport de Genève, où un aérocar me conduit à Grenoble. De là, les bus de TransIsère me permettent de rejoindre Autrans, où je retrouve Didier, Fred et Jacky. Il pleut, et les prévisions météo ne sont pas fameuses. Nous préparons tout de même les vélos, Didier nous fait une Croziflette, et au lit.

Lundi 30 mai

Le matin, le ciel est très nuageux et il pleut. Nous attendons un peu, et nous nous décidons à partir vers 9h30, à la faveur d'une amélioration. Nous empruntons d'abord une route puis une piste qui nous permet de rejoindre les crêtes de la Molière. Didier nous assure que la vue est fantastique, mais nous ne pouvons que contempler une mer de nuages. Une table d'orientation nous informe que la vue porte jusqu'au Mont-Blanc par beau temps. Le sentier est rendu délicat par les racines glissantes d'humidité. Nous voyons des chevreuils, des écureuils, un lièvre. Et partout d'énormes escargots qui semblent profiter pleinement de la météo. Nous redescendons au col de la Croix-Perrin où nous cassons la croûte sur quelques troncs. Un chien sympa vient nous voir et profiter des peaux de saucissons. Nous avons même un tout petit peu de soleil entre les nuages. Nous repartons par des pistes et sentier en forêt, très belle. Nous descendons ensuite sur une petite portion de route jusqu'à Charpichon. Nous nous abritons d'une grosse averse dans un abribus. Nous repartons alors vers Bois-Barbu, en passant dans un pré où un troupeau de vache à moitié apeurées et à moitié peureuses nous fait un accueil mitigé. Nous arrivons enfin à notre destination, l'auberge de la Glisse, où nous sommes seuls ce soir. Nous sommes très bien accueillis, nous pouvons laver les vélos. Le repas est super (gratin de ravioles, fondant chocolat), que demander de plus ?
La trace de la journée (40 km, 1200 m de dénivelé).



La troupe au départ: Jacky, Fred et Didier.





Premier belvédère, avec table d'orientation.




Deuxième belvédère.




Descente glissante avec racines humides.




Un peu plus loin.



Mardi 31 mai

Nous sommes sur les vélos dès 8h15 car les gardiens de l'auberge doivent partir. La pluie commence. Nous montons vers ChateauJulien en passant près du Scialet de Malatterre, impressionnant gouffre béant. Nous passons le col de Malaterre, sur des chemin détrempés, et nous atteignons un belvédère sur le plateau de ChateauJulien. Nous sommes dans le brouillard, la vue est donc une fois de plus nulle. Nous faisons une grande descente, un peu caillouteuse, pour rejoindre la plaine d'Herbouilly, très jolie. Les grandes herbes sont trempées. Les ruines de la ferme Roche, plantées au milieu de la prairie, nous rapellent le passé résistant du Vercors. La pluie s'est arrêtée quand nous arrivons à la Chapelle en Vercors. Nous nous ravitaillons, et pique-niquons sur la place du village, profitant de quelques minutes de soleil. Ce répis est de courte durée, car il se remet à pleuvoir, et nous attendons à l'abri d'un préau devant l'office du tourisme. Nous repartons par des chemins assez raides et pas toujours roulants (on doit pousser un peu, le sol et les pierres trempées ne nous aident pas) en direction du col de Carri, dont l'ascension se finit sur la route. Nous faisons une pause dans l'auberge au col, où nous sommes les seuls clients. La pluie continue par intermittence. Nous repartons par la piste en direction de Lente, nous sommes doublés par un drôle de tricycle tiré par des chiens. Nous arrivons au gîte du Vercors, où nous attendons dehors, mais à l'abri de la pluie sous un toit bienvenu, l'arrivée du propriétaire du gîte. Il commence à faire bien frais, nous sommes content de nous abriter et de trouver un peu de chaleur. Il y a une classe d'enfants en séjour qui profitent bien des tables de ping-pong, l'ambiance est joyeuse.

La trace de la journée (43 km, 1250 m de dénivelé).



Sur la passerelle qui enjambe le Scialet de Malaterre.





Encore un belvédère sans vue.




Dans la plaine d'Herbouilly, au niveau de la ferme Roche.




Belles ambiances forestières.




Parfois il faut pousser ou porter les vélos.




Trois chiens impatients...




...de tirer leur tricycle.



Mercredi 1 juin

Le temps est toujours tèrs bouché le matin. Nous partons par un chemin pas très roulant en forêt, avec toujours les pierres très glissantes. Nous passons près d'une belle cascade. Comme nous avons un peu perdu le chemin, nous devons porter les vélos sur un petit ressaut rocheux. Nous continuons le long de la rivière, et nous passons près d'une grotte d'où elle surgit. Nous remontons alors près de pistes de ski. Nous sommes dans les nuages, la visibilité est faible et il bruine. Initialement nous devions continuer sur les crêtes, mais étant donné la météo, nous passerons par Vassieux. Un court passage sur route puis un sentier nous permet de rejoindre le col de Lachau puis le mémorial au maquis du Vercors. Le bâtiment est impressionnant, il domine la plaine de Vassieux. Nous descendons par un sentier bien raide, d'abord bétonné (!) puis en pierres pour rejoindre le village de Vassieux-en-Vercors. Là, nous mangeons notre casse-croûte dans un bar. Nous continuons ensuite dans la jolie plaine de Vassieux par une belle remontée en partie sur route et en partie sur des chemins parfois un peu techniques. Il y a plein de fleurs. Nous atteignons alors une belle piste en balcon au-dessus du col du Rousset, c'est une ancienne voie romaine. Elle nous permet de gagner l'entrée ouest du tunnel. Nous mettons nos frontales et des lampes arrières sur nos vélos, et nous traversons le tunnel. L'heure est calme, nous ne voyons aucun véhicule. De l'autre côté du tunnel nous nous arrêtons à l'hotel Carnotzet. Dans la soirée, le brouillard tombe, épais. La station est déserte, l'ambiance devient assez sinistre.

La trace de la journée (30 km, 1000 m de dénivelé).



Un peu de vrai tout-terrain, nous avons perdu le sentier.




Une belle cascade.




L'impressionnant mémorial au maquis du Vercors, au-dessus de Vassieux.






Vers le sud, le temps n'est pas meilleur.





Petit point d'orientation.






Sur la voie romaine en descendant vers le tunnel du col du Rousset.






Ambiance brouillard sur le col du Rousset.





Jeudi 2 juin

Le matin le brouillard est toujours aussi épais. Nous démarrons tout de suite par une piste bien raide qui remonte les pistes de la station du col du Rousset. Il bruine. Nous atteignons les crêtes, sur lesquelles s'effilochent de larges filets de brouillard. C'est très beau. Nous passons au pas de Écondus, nous continuons encore un peu plein Est puis nous obliquons au nord. Le parcours est très beau et assez agréable, vallonné, sur les Hauts-Plateaux. La météo s'améliore un peu, nous voyons l'arête du Grand Veymont (mais pas son sommet qui reste dans les nuages). Nous faisons une pause près d'un chalet des gardes de la réserve, et nous avons du soleil pendant presque les 30 mn du casse-croûte ! Nous repartons sur des chemins toujours aussi beaux. Après le col de la Berche, nous nous trouvons sur une petite route en balcon au-dessus de la vallée de la Chapelle en Vercors, c'est magnifique. Nous passons le col de la Sarna, puis la pluie commence. Nous rencontrons par hasard l'amie de la gardienne du refuge de Chatelleret où nous étions il y a quelques semaines. Pas trop le temps de discuter sous la pluie qui devient assez forte. Nous retraversons la plaine d'Herbouilly, puis nous arrivons enfin à notre destination, le gîte du Goutarou. Le parcours a été magnifique. Le gîte, où nous sommes seuls, est assez original et spartiate (pas d'eau courante ni d'électricité). Le patron a soif de discussion, il prépare une tartiflette merveilleuse (au poêle à bois).

La trace de la journée (47 km, 1100 m de dénivelé).



Le matin, le brouillard est toujours là.




Nous attaquons la montée.




Brouillard sur les crêtes.




Falaises impressionnantes.








Le brouillard s'effiloche.












Sur les hauts-plateaux.






Près du chalet des gardes, fin du soleil.






Un petit peu de goudron pour se reposer des vibrations.




Vue sur les arêtes du grand Veymont.




Belle route en belvédère sur la vallée.






De nouveau dans la plaine d'Herbouilly.




Vue sur les vélos depuis la chambre du gîte.




Portrait de groupe dans le gîte.




Vendredi 3 juin

Pour cette dernière journée, le temps est toujours très nuageux. Nous partons par des sentiers, avec quelques passages de route en direction de l'est. Nous passons à côté des restes du village martyr de Valchevrière, puis nous repassons à Bois Barbu. Une grande descente nous amène au bord de la Bourne, à l'entrée des gorges. Nous repartons alors pour une longue montée, d'abord sur route, puis par un sentier où nous devons pousser le vélo sur de longues sections. Nous nous retrouvons parfois dans les nuages. Sur la route, nous voyons encore quelques chevreuils et écureuils. Nous faisons alors route plein nord, par de petites sections de routes forestières et par des sentiers pas toujours roulants pour atteindre enfin le Bec de l'Orient. Comme pour les précédents belvédères, nous ne voyons rien que des nuages. Nous entamons alors la dernière descente de ce raid, entrecoupée tout de même de beau «micro reliefs» qui mettent le c½ur à rude épreuve. La partie finale sur un étroit sentier dans la forêt est de toute beautée. Arrivés à Autrans, nous nettoyons les vélos en profitant de l'équipement mis en place par la mairie à cet effet. Nous regagnons alors l'appartement de Didier, c'est la fin de la route.

La trace de la journée (42 km, 1200 m de dénivelé).



Un belvédère au-dessus de Valchevrière.








Un peu de brouillard.




Et un peu de soleil dans la belle descente.




Ambiance brouillard.





Samedi 4 juin

Le matin le temps est toujours assez couvert. Nous nous quittons, et je refais le trajet à l'envers, bus pour Grenoble puis pour Genève. Les sommets des Bauges et de Belledonne sont dans les nuages. À Genève il pleut faiblement quand je reprends mon vélo pour rentrer à la maison. L'après-midi verra se succéder des averses et de beaux passages nuageux. Il reste à tout laver, faire sêcher les chaussures, et repartir au travail...


Vue générale des trajets, avec une couleur par jour. Vous pouvez cliquer ici pour afficher la carte en plein écran. Dans la colonne de gauche, un menu apparait si vous cliquez sur «more», qui permet entre autre de changer de fond de carte (troisième bouton en partant de la fin). N'hésitez pas à essayer, c'est très intéressant, et montre la puissance de la cartographie libre.



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