Ski de randonnée dans le Val Maira en Italie, du 15 au 21 mars 2014

Organisée de main de maître par Didier, avec Danièle, Odile, Claude, Jeff, Yves et Philippe.

Textes, photos et assemblage des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).
Les traces GPS de la journée sont hébergées sur le site VisuGpx.com.



Samedi 15 mars 2014

Je pars de la maison en vélo, sac sur le dos, chaussures de rando dans le panier et les skis attachés au cadre. Petite angoisse à la gare de l'aéroport, où le train pour Cornavin ne pars pas, car il a des problèmes de frein. Heureusement, après 10 mn le problème est résolu, et je peux attraper le train pour Chambéry à la gare Cornavin. A peine sorti de la gare à Chambéry que je vois Didier et les autres arriver en voiture. Je saute dedans, et hop, nous voilà repartis. La route est encore bien longue, puisqu'il nous faut presque 6h (tunnel du Fréjus, et petites routes Italiennes) pour arriver à Chialvetta. Nous retrouvons les autres autour du bon et copieux repas préparé par Rolando. Sur notre bande de 7, nous avons 3 raquetteurs et 4 skieurs (Didier, Jeff, Yves et moi). Cette configuration évoluera un peu dans la semaine. Nous serons basés à Chialvetta pour la semaine, à faire des randos à la journée. Le lieu est magnifique, la météo est bonne, la nourriture est excellente et tout le monde est très sympa, c'est donc heureux et rassasiés que nous nous endormons ce soir...

Dimanche 16 mars, de Chialvetta (1495 m) au Bric Boscasso (2589 m)

Le départ n'est pas très rapide, car il n'y a qu'une toilette pour nous 7. Nous partons (les 4 skieurs) par la route enneigée pour passer au hameau de Pratorotondo, très joli, puis pour attaquer la montée dans la forêt. Il y a pas mal de traces et un peu de monde, cela change d'il y a trois semaines dans le Queyras. Il fait beau et chaud, on a l'impression qu'il n'a pas gelé cette nuit. Nous arrivons à un col, d'où on rejoint facilement un petit sommet, avec une croix et une petite boite à lettre (?). La vue est belle sur le Viso et le massif de l'Argentera. La descente se fait d'abord par une belle neige, puis de la lourde. Nous regagnons le village et sa belle église alors qu'elle sonne 14h. Nous pourrons profiter de l'après-midi pour la douche, et pour essayer d'imaginer les plats que nous prépare Rolando pour le soir.

La trace de la journée.




Au matin, le soleil se lève tandis que Pratorotondo est encore à l'ombre.



Didier et Jeff atteignent le sommet



À la descente, nous passons près de granges où il doit faire bon séjourner en été.




Dans la descente, une grosse boule qui a roulé et s'est arrêtée contre un arbre...




La trace qu'elle a laissée en roulant.



L'équipe au sommet.





L'église sonne 14h quand nous arrivons.



Lundi 17 mars, de Chialvetta (1495 m) au Mont Osserot (2855 m)

Nous essayons de partir un peu plus tôt. Comme hier, nous partons par l'ancienne route, passons à Pratorotondo, mais nous continuons vers le hameau suivant (Viviere) puis vers un petit plat (granges de Prato Ciotéro). Nous faisons ensuite une belle montée dans la combe Émmanuel, pour rejoindre un couloir assez raide qui monte en direction du sommet du M. Osserot. Yves décide de nous attendre en bas. La neige est dure, la montée dans le couloir n'est pas évidente, à mi-pente on s'arrête près d'un gros bloc pour mettre les skis sur le dos et continuer à pied. Il y a un groupe d'Autrichiens, mais ils laissent leurs skis auprès du bloc. Arrivé en haut du couloir, nous parcourons encore une petite arête pas très évidente (aérienne, et mélange de rochers instables et de neige) pour atteindre le sommet. La vue vaut le coup. Nous regagnons le col, au sommet du couloir. Le départ est assez impressionnant car la pente plonge et disparait à nos yeux. Mais une fois dedans ça va, même si la neige n'est pas terrible. Nous rejoignons Yves qui s'est bien installé, et nous redescendons tous dans une neige agréable. Nous faisons une petite pause soleil sur le plat près des Granges, puis une pause bière à Vivière ou la terrasse du refuge constitue une point d'arrêt inévitable. Un fois de plus, le clocher sonne quand nous arrivons à Chialvetta, mais cette fois-ci il est 17h.

La trace de la journée.


Dans le plat au niveau des granges de Prato Ciotéro.


Pause crème solaire.










Un sapin isolée garde ce petit vallon.



Un surprenant poteau téléphonique, relié à rien.







Dans le couloir qui se redresse, Didier quitte les skis.



Jeff nous rejoint.



Au sommet.







Sur l'arète, pour retourner au col.



Petite pause avant la descente



La pente disparait, un peu impressionnante. Les premiers virages seront un peu tendus.



Plus bas, nous nous retournons sur le sommet.



Retour au plat, que l'ombre commence doucement à recouvrir.



Mardi 18 mars, de Saretto (1535 m) au mont Soubeyran (2700 m)

Grand beau encore ce matin. Nous prenons la voiture pour une dizaine de km, pour rejoindre Saretto, dans la même vallée. Yves ne vient pas, il a décidé d'essayer les raquettes. Le groupe raquette doit faire la traversée Chialvetta - Saretto, nous devons donc nous retrouver dans l'après-midi. À Saretto nous nous garons après le petit lac, pour attaquer la montée en plein soleil d'un vallon qui tourne vers le sud. En arrière plan se détache la silhouette impressionnante d'un sommet appelé la Croce Provenzale. Nous passons un petit col, puis une traversée (molle) et une arête jusqu'au sommet du mont Soubeyran. Nous cassons la croute au sommet malgré un petit vent, avant d'entamer la descente. Nous avons prévu de faire une boucle, mais la neige est vraiment très molle dans le vallon prévu, et l'exposition laisse craindre qu'on ai des problèmes plus bas. Aussi, nous remontons pour repartir par le même chemin qu'à l'aller. Dommage, mais c'est plus prudent. Nous avons d'abord de la belle neige, puis elle devient lourde puis très lourde. Retour aux voitures, avec toujours la Croce Provenzale (elle ressemble à la Dibonna). Nous redescendons au village de Ponte-Maria où trouve les raquettistes qui arrivent juste. Pot en terrasse, et sur la table d'à coté, un groupe d'italiens qui étaient aussi en raquette commencent à chanter. Nous sommes mis à contribution, et chantons «Mimi peau d'chien». Bien sympa ! (les 3 allemands qui étaient à une autre table ont refusé de chanter, alors qu'on leur fredonnait tous «Lili Marlène»). Nous remontons en voiture au village de Chiappera pour voir de plus près la Croce Provenzale. Nous y rencontrons un Italien qui nous emmène visiter le chantier de l'ancienne école du village (fermée en 1972) qu'il fait transformer en gîte. Ça sera super beau ! Il est vraiment très gentil et nous explique plein de choses sur l'histoire du village et de la région. Retour au refuge pour la douche et le repas. Les raquettistes retrouvent le belge «Guido les bâtons magiques», qui vient discuter 5 mn et nous fait bien rire. Bref, encore une belle journée pleine de rencontres sympathiques.

La trace de la journée.




Didier et Jeff. Au fond, les poussières du sahara teintent en jaune la neige.





















Jeff nous rejoint, tandis qu'un groupe d'Autrichiens profite de notre trace.


Didier au sommet.



Au fond, les sommets sont en France.







En redescendant, belle vue sur la Croce Provencale.









Mercredi 19 mars, de Chialvetta (1495 m) à l'antécime SE de l'Auto Vallonasso (?)

Nous partons encore à trois ce matin (Didier, Jeff et moi) et nous nous levons à 4h du matin pour essayer d'avoir de la neige pas trop molle. En effet, les pentes sur cette course sont exposées Est et vont donc chauffer dès le lever du soleil. Il fait nuit mais la lune est presque pleine, ce qui fait que les frontales ne sont pas utiles. Nous remontons une fois de plus la route enneigée, avant de tourner dans un beau vallon, le Valle Enchiausa. La pente se relève, il fait déjà très chaud. Nous arrivons alors par une grande pente de neige à l'antécime SE de l'Auto Vallonasso. Nous cassons la croute pour profiter de la vue, puis nous filons en bas. La neige est déjà un peu molle, pas super à skier, même si nous trouvons quelques passages où dessiner de belles godilles. Nous rejoignons le refuge de Vivière assez tôt, ce qui nous permet d'y prendre un plat de pâtes au beurre et aux herbes, un régal. Retour tôt ce qui nous permet de faire la sieste. Le soir, Risotto. Que demander de mieux ?

La trace de la journée.


Le réveil est dur, nous essayons de ne pas faire trop de bruit dans la salle à manger.




Petit à petit...



le soleil arrive.



















Au sommet, le panorama est fantastique.





Jeff.



Décomposition d'une descente...





Le hameau de Viviere, où nous faisons nos pauses boisson.





Au retour, nous visitons Pratorotondo, très joli hameau.



Un petit clocheton sur une place enneigée.


Jeudi 20 mars, Giro de l'Auto Vallonasso, trois cols et environ 1800 m de dénivelée

Ce matin, Jeff est un peu fatigué et il va accompagner les raquettistes, aussi nous partons à deux, Didier et moi. Le ciel est couvert. Nous montons assez vite, toujours par le même chemin, jusqu'au début du Valle Enchiausa. Nous voyons un lièvre et un écureuil, ce serons presque les seuls animaux que nous verrons de ce séjour. Nous montons au Coletto (2680 m), initialement pour redescendre sur Saretto. Au col, une corniche nous empêche de passer, nous devons redescendre un peu (avec les peaux et les couteaux sur les skis, pas pratique) pour remonter de l'autre coté d'un petit piton, où le passage est possible. Comme il est tôt et que les nuages vont nous préserver d'une neige trop molle, nous décidons d'essayer de prolonger un peu la sortie. On descend donc de l'autre coté du col jusque vers 2250 m d'altitude, puis nous remontons au Colleto del Vallonasso (2415 m). Pour une fois, il n'y a pas de traces. De l'autre coté, la descente bien qu'un peu raide, est très agréable jusqu'au beau bivouac Roberto Bonnelli. Nous y cassons la croûte. Pour boucler notre tour, nous remontons au Col d'Enchiausa (2740 m). Nous attaquons la descente et nous nous retrouvons alors sur le même itinéraire qu'hier. Nous rejoignons le refuge Vivière pour la traditionnelle pause bière, et nous y retrouvons nos raquettistes, étonnés de nous trouver là alors qu'ils s'attendaient à ce qu'on les appelle de Saretto pour qu'ils viennent nous chercher.

La trace de la journée.




Le premier col est droit devant, à coté de l'aiguille.



Didier arrive au col, mais la corniche s'avérera infranchissable.



On doit redescendre un peu pour repasser de l'autre coté du piton rocheux.



Ça passe, on peut rechausser...



Nous visons un nouveau col sur l'arête en face.



Nouveau changement montée - descente.


Pause devant le petit bivouac Bonelli...



dont l'intérieur semble bien confortable.




Nous repartons pour le col suivant.



Maintenant il ne reste plus qu'à descendre.



Ce matin nous sommes parti par le col que l'on voit au fond au centre de la photo, et nous sommes revenus par celui que l'on voit à gauche. Très joli tour !



Vendredi 21 mars, de Chialvetta (1495 m) au Mont Vanclava (2874)

Malgré les prévisions météos pas très bonnes, il fait grand beau quand nous partons. Cette fois, les raquettes et les skieurs ont un objectif commun, dans un premier temps en tout cas, le col di Scaletta. Il y a du monde, je perds les autres skieurs, et je ferai plusieurs aller-retour entre les premiers skieurs et les raquetteurs avant de retrouver Didier. Nous attaquons ensembles les pentes qui mênent au col. Yves, à ski, redescend avec les raquetteurs, tandis que Didier Jeff et moi continuons en direction du Mont Vanclava. La pente est un peu raide et gelée sur la fin, j'ai un problème avec un couteau, je fini à pieds. Il fait un peu froid au sommet, nous ne nous y attardons pas. A la descente, nous passons un petit col (Passo del Escalon) pour rejoindre un petit vallon dans lequel nous trouvons une belle neige très agréable à skier. Belle descente. Nous cassons la croûte vers les granges, avant de rentrer en faisant la traditionnelle pause à la terrasse du refuge Vivière.

La trace de la journée.




Un peu au-dessus du plat aux granges.



Un demi-Jeff, mais deux Claude et deux Odile !







Derniers efforts avant le sommet.



Didier au sommet.







Dans le Passo del Escalon.


Samedi 22 mars, retour

Nous devons reprendre la route pour rentrer. Rolando nous indique les bonnes adresses à Dronéro, dans la vallée, où acheter de la charcuterie, des pâtes et autres spécialités culinaires. Nous prenons le temps de nous apporvisionner, les magasins donnent envie de tout goûter, et les terrasses des cafés de nous y installer. Une fois les emplettes faites, c'est la longue route du retour. La pluie nous rattrape. Didier me pose à Chambéry ou j'attends pour le train, tandis que les autres ont encore 6h de route à faire. Le Val Maira est vraiment une magnifique vallée, mais c'est une bien longue route pour l'atteindre...


Les photos de Didier sont sur son compte Joomeo.


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