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Balade autour de Val d'Isère, Noël 2000
Texte et photos: Philippe Quaglia


Départ de Val d'Isère le 27 décembre, retour le 31 décembre 2000
27/12: Val d'Isère (1850 m) Refuge du Fond des Fours (2537 m)
28/12: Refuge du Fond des Fours (2537 m) au Col des Fours (2976 m) en aller-retour
29/12: Refuge du Fond des Fours (2537 m) à une Grotte (» 2700 m) en aller-retour (echec de la traversée sur le refuge de la Femma)
30/12: Refuge du Fond des Fours (2537 m) à laPointe Nord des Lorès (2903 m) descente face ouest, ruisseau Charvet jusqu'à la côte 2000 m et remontée au Refuge du Fond des Fours (2537 m)
31/12: Refuge du Fond des Fours (2537 m), redescente à Val d'Isère (1850 m)

Nous nous sommes tous retrouvés à Solaize pour le repas du soir, les derniers préparatifs et une nuit de repos, et au matin, hop, tous en route pour Val d'Isère. L'Opel Ascona est du voyage, elle peine un peu mais nous arrivons tous à bon port. Laurent, Yves, Olivier, François, Gilles (pour qui c'est une première) et moi, partons en début d'après midi. On remonte le vallon de Calabourdane, qui est d'abord une piste de fond, et petit à petit le paysage devient sauvage. Après un petit couloir qui pose des problèmes à Gilles et Laurent, on arrive de nuit au refuge du Fond des Fours. Beau refuge, avec deux bâtiments, une cuisine et un dortoir. Un poêle, du bois, le luxe quoi ! Il neige. Soudain le brouillard disparait, et apparait un splendide paysage sous la poudreuse épaisse...

Le brouillard se dégage enfin, et révèle une poudre épaisse

Le lendemain, montée au col des Fours, dans le brouillard et la neige. Une chute de corniche qui nous surplombe nous effraie, débandade dans la pente (!) On décide de rebrousser chemin, et lors de l'arrêt repas, à l'abri sous de gros blocs, les nuages se déchirent, grand beau. On repart tous ragaillardis vers le col (sauf Gilles qui rentre directement au refuge préparer le feu), et l'arrivée au col est très belle, dans le soleil qui décline. Descente dans la poudreuse profonde et retour au refuge à la nuit tombante. Alors nous décidons tous de repartir pour le col des Fours

En arrivant au col des Fours, alors que le soleil décline

On attaque la tranchée rituelle vers les toilettes. Le lendemain, neige encore, brouillard toujours, Gilles choisit de redescendre avec des Suisses qui nous avaient rejoints la veille. On essaie de traverser sur le refuge de la Femma. Le temps empire, la navigation devient difficile, et on s'abrite dans une grotte en attendant une hypothétique amélioration. Il fait froid. Laurent révise son cours d'informatique, Olivier, Yves et moi agrandissons la grotte, François ne bouge plus. Il neige. Il fait froid. On décide de rentrer au refuge.


Sur la large arête de la Tête des Lores

Le lendemain, le temps est clément, il y a pas mal de neige fraîche. Après de nombreuses discussions, et sur les conseils d'Alain, perchman à Val d'Isère en résidence forcée au refuge, on se décide pour la Pointe Nord des Lorès. La trace est éprouvante à faire dans la fraîche à mi-mollet. Après une tentative avortée d'attaque directe par la plus grande pente, nous parvenons au sommet en suivant la longue, belle et large arête nord.


Descente dans la poudre du col des Fours

Après un petit repas, superbe descente de la face Ouest dans la poudreuse qui arrive aux genoux dans les virages. La peur de l'avalanche nous stresse un peu, mais la descente est vraiment belle. On atteint alors le lit du ruisseau Charvet, que l'on redescend pour ensuite rejoindre notre itinéraire de montée au refuge. On repasse le petit couloir, avec un peu moins de difficultés, et hop, au lit. Le lendemain, départ tôt dans l'air cristallin et vraiment glacial, retour sur la station, et sur Lyon...

Méditation