Randonnée en Vanoise, du 17 au 24 mars 2012

Organisée de main de maître par Didier, avec Yves, Christian, Jeff, Frédéric, Georges et Philippe.

Textes, photos et assemblages des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).


Samedi 17 mars 2012, de Pralognan au Roc de la Pêche (1965 m)

Le sac est bien chargé, avec le matériel de glacier et de la nourriture pour 8 midis, 3 petits déjeuners et trois soirs. Pour gagner du poids, je ne prends pas de baskets, et c'est donc en grosses chaussures que je pars de la maison à vélo pour l'aéroport, sac sur le dos et skis accrochés au cadre. À l'aéroport, un "Altibus" m'emmène à Moutiers, où je retrouve les copains à la gare routière. Jeff planque ses chaussures en haut d'un mur dans la gare, en espérant les retrouver au retour. Après un pot, nous mettons enfin les skis, et en route pour le Roc de la Pêche. Nous sommes hébergés dans le refuge d'hiver, il y a une cuisine et une douche, c'est chauffé et nous sommes seuls, quel confort ! Didier prépare un Croziflette, plus les gâteaux que j'ai montés, nous nous couchons le ventre repus !


Départ en vélo et en grosses chaussures.




Un peu plus haut, sous l'impressionnante pointe de la Vanoise.





Pause des peaux à Pralognan, les faces sud sont déjà bien dégarnies.




Dimanche 18 mars, col de Chavière (2796 m) et refuge de Péclet-Polset (2474 m)

Au matin, le ciel est couvert. Nous montons en direction du refuge de Péclet-Polset, en passant au pied des faces sud qui ont été complètement purgées par de grosses avalanches de fonte. Petite pause au refuge, puis nous continuons en direction du col de Chavière. Le temps est toujours couvert et la vue bouchée, nous redescendons au refuge dans une neige croûtée, pas très agréable. Nous sommes seuls avec les sympathiques gardiens, il y a un billard, le repas est très bon, le bonheur quoi ! Le soir, il commence à neiger.


En montant.




L'entrée du refuge a du être taillée dans la neige.




Didier au col.



Lundi 19 mars, dôme de Péclet (3400 m) et retour au Roc de la Pêche (1965 m)

Au matin, le temps est toujours couvert, mais variable. Dans la nuit, il est tombé environ 15 cm de neige fraîche. Quand nous partons en direction du Dôme, de belles éclaircies nous permettent de voir le sommet. Parfois, un peu de glace affleure sous la bonne couche de poudre. Le temps se dégrade, neige et brouillard. Nous nous encordons en prenant pied sur le glacier, comme à son habitude, Didier nous guide magistralement malgré le brouillard. Arrivés au Dôme, nous apercevons brièvement l'aiguille, mais elle disparaît très rapidement dans le brouillard. Nous commençons la descente, en récupérant Yves au passage, qui nous a attendus un peu plus bas. La neige est poudreuse et légère, très agréable, mais la visibilité exécrable nous empêche d'en profiter pleinement. Pause casse-croûte au refuge de Péclet-Polset, puis nous rejoignons le refuge du Roc de la Pêche dans l'après midi. Georges nous rejoint depuis la vallée vers 17 h. Encore une fois, nous nous préparons un repas trop copieux...



Départ du refuge qui a été saupoudré par la neige tombée dans la nuit.






Petite pause au soleil, alors que le sommet est bien visible.






Le plaisir de faire sa traçe...





Pendant la montée, le temps hésite entre soleil et neige.




Puis il commence à se dégrader quand nous approchons du Dôme.




Malheureusement, la descente en poudreuse est un peu gachée par la mauvaise visibilité.









En redescendant au Roc de la Pèche.




Mardi 20 mars, col d'Aussois (2914 m), pointe de l'Observatoire (3016 m) et refuge du Fond d'Aussois (2350 m)

Au matin, Yves préfère nous quitter et rentre dans la vallée. Nous montons en direction du col d'Aussois dans des pentes parfois pas très sures. Le vent forcît, et nous l'avons en pleine face dans la montée, ce qui nous refroidit beaucoup. Arrivés au col en plein vent, Georges, Christian et moi montons rapidement au sommet de la pointe de l'Observatoire. La descente se fait en neige super agréable, et nous arrivons assez vite au refuge. Nous sommes seuls et le gardien n'est pas là, ce qui nous inquiète un peu, mais il finit par arriver. Encore une fois, nous sommes seuls. Le soir, le vent se renforce encore et souffle toute la nuit.




Départ sous un ciel clair, mais venté.






Petite pause en essayant de s'abriter du vent contre un rocher.






Georges arrive.






Suivi de Christian et Jeff.





Vue depuis la pointe de l'Observatoire.




Christian et Georges au sommet.



Mercredi 21 mars, col de l'Abby (3328 m) et refuge de l'Arpont (2309 m)

Le matin, le vent qui a beaucoup soufflé la nuit, s'est calmé. Nous partons en direction du col de l'Abby sous le soleil, mais les sommets sont tous accrochés par des nuages. C'est d'ailleurs dans les nuages que nous franchissons les derniers mètres sous le col, avec un petit passage en crampons. Au col nous rejoignons un groupe de 5 personnes avec un guide, qui redescendent d'où on vient, après être montés depuis le refuge de la Dent Parrachée. Nous traversons de l'autre coté, et le temps se dégage. C'est une très belle descente, avec une belle poudreuse mais aussi quelques plaques de glace en embuscade ! Nous cassons la croûte au soleil en bas, au pied de la Dent Parrachée. Ensuite, un long cheminement vallonné nous permet de rejoindre le refuge. Il n'est pas gardé, mais il y a du bois, un poêle, du gaz et des couvertures, tout le confort nécessaire. Dans la soirée, deux personnes nous rejoignent, pour la première fois nous ne sommes pas seuls.




Préparation sur la terrasse du Refuge du Fond d'Aussois.






Montée sous le soleil en direction du col de l'Abby.






En approchant sous le col.





Derrière nous le ciel est couvert.




Tandis que le col est encore au soleil.




Mais vers la fin, nous sommes rattrapés par les nuages.




Les transitions ski-crampons sont toujours un grand moment...





De l'autre coté, nous basculons dans un impressionnant bassin glaciaire.





La descente est un moment "holywood chewing gum".




Par contre ensuite, il faudra parcourir de long faux-plats pour rejoindre le refuge.












Vue d'ensemble sur notre descente, sous la majestueuse Dent Parrachée.





Jeff, Didier et Fred au refuge.



Jeudi 22 mars, Pointe du Dard (3204 m) et refuge du col de la Vanoise (2517 m)

Au matin, le temps est encore un peu couvert. Nous montons en neige dure vers le col du Pelve. Le vent est fort, pénible et froid. Avec Christian et Georges, nous montons à la Pointe du Dard où nous ne nous attardons pas car le vent redouble. Longue traversée sur le glacier, puis nous redescendons sur le refuge du col de la Vanoise. La neige n'est pas très agréable, plutôt croûtée. Au refuge il y a beaucoup de monde, ce qui nous change des jours précédents ! Pendant le repas, nous sommes survolés à basse altitude par deux gypaètes majestueux.




Le matin, au-dessus du refuge de l'Arpont, dernière vue sur la Dent Parrachée et une partie de l'itinéraire d'hier.






Jeff nous rejoint, en passant à coté d'un curieux rocher en équilibre.






Dernière pente avant de rejoindre le plateau glaçiaire.






Sur le plateau, le reste du groupe semble bien petit...






Toujours cette immensité où nous sommes les seuls semble t'il.





Pause thé pendant que le reste du groupe arrive.




À la pointe du Dard, Georges et Christian en plein vent.





Le refuge de la Vanoise sous le glacier des grands couloirs, voie normale de la Grande Casse.







Le soir se couche sur le refuge de la Vanoise.




Vendredi 23 mars, col de la Grande Casse (3096 m) et refuge des Bois à Champagny-le-Haut (1476 m)

Le ciel est voilé de cirrus quand nous partons pour la rapide montée vers le col de la Vanoise. La neige y est très dure, certains passent en crampons et d'autres restent avec leurs couteaux. Un groupe de 14 (des pompiers sauveteurs en montagne) nous rattrape au col, perdant que nous admirons le couloir des Italiens dans la face nord de la grande Casse, gravi en 1980 par Georges. La descente est magnifique, mais la neige croûtée ne la rend pas agréable. Après le passage acrobatique d'un petit pont (mais j'ai triché en passant par la rivière), nous arrivons à Champagny-le-Haut par les pistes de ski de fond. Il y a du monde, un bar, une ambiance sympathique. Au refuge, la douche est la bienvenue, on peut enfin changer de chaussettes. Le soir, nous faisons honneur à la fondue servie par la maison !




Christian dans les derniers mètres du col de la Vanoise, qui sont particulièrement gelés.






Christian toujours, face au couloir des Italiens, dans la face nord de la Grande Casse.




Le groupe des pompiers nous devance dans la descente.









Didier trace ses arabesques à grands coups de télémarks.













Jeff contemple ses traces après cette belle descente.






Cerise sur le gateau, la traversée du pont. Les petits skis sont défavorisés...






Une belle cascade avant d'arriver à Champagny.





Samedi 24 mars, col vers la Becquetta (2830 m) en aller-retour

Le ciel est au grand beau et sans vent quand nous commençons à nous élever au-dessus de Champagny en suivant un cheminement un peu chaotique dans la foret qui a été fortement chahutée par des avalanches. Une fois sortis de la foret la progression est plus facile, et nous atteignons le refuge du Plan des Gouilles. Nous continuons en direction du col au pied de la Becquetta, d'où l'on a une bonne vue sur la suite de l'itinéraire vers le Grand Bec. Quelques personnes qui nous avaient précédées font demi-tour car il semble que la suite de l'itinéraire soit trop en glace. La descente sur Champagny est très variée, nous arrivons à trouver de la poudreuse, pas trop de croûte, puis plus bas, dans les couloirs d'avalanche que nous suivons pour éviter de repasser dans la foret, de la neige transformée puis lourde. Arrivé au village, je salue les copains car je dois filer pour attraper le bus pour l'aéroport à Moutiers, leur train pour Paris étant plus tard. À la gare routière, je rigole tout seul en voyant que les basket de Jeff sont toujours en place, puis le bus me conduit à l'aéroport où je retrouve mon vélo pour la dernière étape de ce bien beau voyage...




Christian pendant une petite pause. Les faces sud en face sont complètements sèches.






En arrivant au col sous la Becquetta.






En arrivant au col sous la Becquetta, Georges, Didier et Christian.




Les photos de Didier sont disponibles sur sa page Picasa, celles de Christian sont sur sa page Flick, celles de Frédéric sont ici et celles de François sont .


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