Balade à vélo dans le Jura, 13 octobre 2017



Textes et photos par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).



Vendredi 13 octobre 2017

L'été indien est magnifique, et après une semaine à voir le Jura magnifique depuis les fenêtres de mon bureau, j'ai bien décidé d'utiliser mon vendredi après-midi pour aller rouler un peu sur ses pentes. La mode est au «gravel bike», moi j'ai hérité d'une randonneuse acier Trek sur laquelle j'ai mis des pneus un peu épais, et me voici équipé. Par contre le cadre est trop petit, mais bon, on fait ce qu'on peut...

En hiver, je vais régulièrement au Tiocan pour partir en ski de rando vers le sommet du Reculet, qui est tout droit au-dessus, par une bonne montée raide et directe. Cela faisait longtemps que je voulais y aller en vélo, et continuer par la route forestière qui parcoure le Jura à mi-pente. Je me prépare un petit itinéraire à l'aide de l'excellent site cycle travel, je le charge dans mon GPS et c'est parti.

Je profite de la nouvelle piste cyclable de la route de l'Europe à Prévessin, puis de la route agricole parallèle à la 2x2 voies pour rejoindre Thoiry en toute quiétude. Les points de vue sur le Jura sont magnifiques. À Thoiry la route commence par monter sérieusement, puis on rejoint la route qui mène au Tiocan dont la pente est plus modérée. Il suffit de mettre un petit braquet et de pédaler tranquillement en étant patient. J'arrive plus vite que prévu au Tiocan, d'où je profite de la vue magnifique sur le massif du Mont-Blanc et le bassin Genevois. La buvette est ouverte, mais personne ne semble la tenir. Bon tant pis, je renonce à ma boisson, et je repars sur la route forestière. Le parcours est un peu plus ombragé, et les arbres ont leurs couleurs automnales. C'est un ravissement. Il faut être un peu attentif car la route est en mauvais état, mais il n'y a plus aucun véhicule, l'air est pur et sans bruit.



Sur la route agricole le long de la 2x2 voies.




En arrivant à Thoiry.




Un beau panorama sur le bassin lémanique et la chaine du Mont-Blanc.






Arbre et Mont-Blanc.




Au Tiocan, petite pause à la buvette.


Le tracé est maintenant globalement plat et présente de superbes points de vue. On croise les câbles du téléphérique de Crozet. Puis plus loin on commence à attaquer la descente, la route est assez bonne. Peu avant Gex, on quitte la route par un virage en épingle à cheveux, pour prendre un chemin descendant qui est en gros cailloux. C'est le passage le plus «VTT» de l'itinéraire. On arrive ensuite dans les hauts de Gex par la route de l'Etraz (où je remarque une nouvelle bande cyclable dans le sens de la montée) puis je rejoins Cessy par des routes tranquilles. Ensuite, le trajet se fait de nouveau par des petites routes, un nouveau sentier vers le Cern de Cessy, un bout de route avec du trafic (quasiment le seul de ce parcours) entre Versonnex et le haut d'Ornex, puis de nouveau des sentiers jusqu'à l'école des Bois d'Ornex, où on a un dernier beau point de vue sur le Mont-Blanc. Un tour vraiment magnifique et quasiment tout à l'écart du trafic. Le parcours fait environ 48 km, pour 900 m de dénivelé. Quelques portions ne sont pas très roulantes, mais un VTC ou un gravel bike sont suffisants. Un vélo électrique doit être parfait aussi. La montée au Tiocan est moins dure que je ne craignais, ce qui m'ouvre la possibilité pour cet hiver de partir de la maison en vélo avec mes skis, pour faire une sortie 100% propre. Par contre, il n'y a rien pour attacher son vélo au Tiocan (comme dans la plupart des lieux touristiques du Pays de Gex), je vais écrire à la mairie de Thoiry pour leur demander d'en installer...



Un sentier bien pentu et pierreux pour redescendre sur Gex.





La route invite à la suivre.




Un dernier point de vue sur le Mont-Blanc à côté de l'école des Bois à Ornex.


Vue générale du trajet. Vous pouvez cliquer ici pour afficher la carte en plein écran. Dans la colonne de gauche, un menu apparait si vous cliquez sur «more», qui permet entre autre de changer de fond de carte (troisième bouton en partant de la fin). N'hésitez pas à essayer, c'est très intéressant, et montre la puissance de la cartographie libre.



Retour au sommaire du site