Randonnée en Haute-Maurienne, du 18 au 23 mars 2013

Organisée de main de maître par Marc et Didier, avec Serge, Daniel, Frédéric, Catherine, Michel, Michals, Marie-Line, Andréa et Philippe, dans le cadre du CAF RSF.

Textes, photos et assemblage des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).
Les traces GPS de la journée sont fournies par Andréa.

Lundi 18 mars 2013

Alors que nous devions initialement partir samedi, nous avons décalé le départ à lundi en raison des mauvaises conditions météos. Les chutes de neige récentes vont rendre les pentes instables, mais nous verrons sur place. Je fais donc la route et retrouve la bande dans l'après-midi au gîte de la Para à Termignon. Le temps est maussade, il neige un peu. Nous discutons des différentes options pour l'itinéraire du lendemain et des jours suivants autour d'une fameuse croziflette cuisinée sous la direction attentive de Didier. Au moment de nous coucher, la neige à recouvert le paysage d'une fine couche blanche.



Mardi 19 mars

Le temps est couvert et un peu neigeux quand nous partons en direction du col de Lancerlia. Nous avons abandonné l'objectif initial qui était la cîme du grand Vallon en raison des conditions avalancheuses. La balade commence par une longue montée dans la forêt, en partie sur une route enneigée. Le temps s'améliore. À la sortie de la forêt, nous attaquons dans la pente, mais tout est très plaqué, nous entendons des grands "wouf" qui ne laissent rien présager de bon. Dans ces conditions, pas question de s'engager dans des pentes marquées, et nous ne pouvons donc même pas rejoindre le col. Nous bifurquons donc sur un petit point de vue qui nous offre un beau panorama sur la dent Parrachée, les Dômes de Vanoise et la Grande Casse. Belle descente sur la première partie, puis un peu fastidieuse sur la route. Retour au gîte où on récupère nos affaires, avant de rejoindre Bessans en voiture, au gîte "Au petit bonheur". De nouveau, grande discussion sur la suite de la semaine car du mauvais temps est annoncé pour le lendemain, et les conditions de neige empèchent de faire la traversée Carro-Evettes initialement prévue.

La trace GPS de la journée.


La navette équestre gratuite de Termignon.




En route pour le col, dans le paysage fraichement repeint de blanc.














Panorama de la Dent Parrachée à la Grande Casse.






Retour sur Termignon, que l'on voit au fond dans la vallée.




Mercredi 20 mars

Il fait assez beau le matin, nous faisons quelques courses et nous reprenons les voitures pour rejoindre Bonneval-sur-Arc. Marc passe plusieurs coups de fil et réussi enfin à joindre la gardienne du refuge des Evettes. Je ne reconnais pas Bonneval, qui s'est beaucoup construit depuis mon dernier passage ! Nous partons en suivant tout d'abord une piste de ski de fond, jusqu'au niveau du hameau de l'Ecot, avant d'attaquer la montée vers le refuge des Evettes (2591 m). Le temps se couvre, comme prévu. Seul le refuge d'hiver est ouvert, mais un groupe de 7 anglais avec leur guide, qui ont dormi ici la nuit précédente, rentre de course, et comme convenu avec la gardienne, ouvre la cuisine et l'accès au dortoirs "normaux". L'après-midi et la soirée se passent tranquillement, nous cuisinons les vivres de la cuisine, selon les instructions de la gardienne.

La trace GPS de la journée.



Le hameau de l'Ecot, et la vallée en direction de Bonneval.






Prêts au départ.





Arrivée au refuge dans le mauvais temps.




Discussions dans le réfectoire.



Jeudi 21 mars

Beau temps ce matin, la journée commence par une petite descente en direction du plan des Evettes, une centaine de mètres en-dessous du refuge. Nous progressons en direction du fond du cirque glaciaire. Nous voyons (et entendons) l'hélicoptère qui d'abord dépose les gardiens, puis fait plusieurs rotations pour approvisionner le refuge. Ce soir, nous serons nourris et chauffés ! Nous montons d'abord en direction de l'Albaron, mais la première pente raide nous rebute, le risque d'avalanche est encore trop fort. Nous repartons alors en direction du col Tonini. Le vent qui commence à se renforcer rafraîchit bien l'atmosphère ! Nous devons chausser les crampons pour franchir la pente finale du col (3247 m), puis nous suivons l'arête facile jusqu'à la pointe Tonini (3329 m). Beau panorama, mais étant donné le vent, nous ne nous attardons pas au sommet, et rejoignons rapidement nos skis. Nous sommes quelques uns à faire une pause pique-nique pour savourer encore le paysage depuis le plan des Evettes, puis nous regagnons le refuge. Les gardiens sont bien sympas, leur jeune fils Tom les accompagne, ainsi que leur chatte avec son tout jeune nouveau né (4 jours). Je discute des panneaux solaires du refuge que j'avais déjà vus il y a une trentaine d'années, le gardien nous dit qu'ils ont 35 ans, et délivrent encore environ les deux-tiers de leur puissance nominale (5 kW, utilisés en 220 V et en 48 V continu), malgré les conditions très dures (UV, température, enneigement) auxquels ils sont soumis.

La trace GPS de la journée.




Départ du refuge, encore à l'ombre alors que le plan des Evettes est déjà ensoleillé.






Sur le plan des Evettes.













En direction de la Selle de l'Albaron.






Fredéric arrive au sommet de la pointe Tonini. Au fond, la vallée du Pô.






Retour sur le plan des Evettes, le temps s'est bien couvert.





L'installation photovoltaïque historique du refuge, encore à moitié sous la neige.



Vendredi 22 mars

Au matin, le temps est couvert mais il ne fait pas très froid, et il n'y a pas un souffle de vent. Après une nouvelle descente au plan des Evettes, nous montons au pied du mont Seti en direction du glacier du grand Méans. Plusieurs pentes sont un peu limites au niveau des avalanches, mais nous passons prudemment. Encordés sur le glacier, nous rejoignons le col du grand Méans (3214 m). Le temps se dégage peu à peu. Nous enchainons alors par une traversée descendante, encordés, sur le glacier du Mulinet jusqu'un peu au-dessous du col de Triève. La descente encordée est toujours l'occasion de belles gamelles, et nous respectons cette tradition. Marc manque de se faire étrangler, mais tout fini bien. Ensuite, belle descente jusqu'au hameau de l'Ecot (2025 m). Petite pause repas, sous le soleil qui commence à taper, puis nous remontons de nouveau au refuge des Evettes, par le même itinéraire que celui suivi mercredi, mais avec la chaleur en plus. Très beau tour, et belle soirée au refuge, où un couple nous rejoint juste au moment du repas. Ils nous annoncent que les prévisions météos pour le lendemain sont mauvaises.

La trace GPS de la journée.




En direction du glacier du Grand Méans.




















Arrivée au col du Grand Méans.













Le petit jeu de la descente encordée, sur le glacier du Mulinet.













Pause contemplation.






Dernier coup d'oeil sur ce beau vallon, avant de retourner dans la vallée.






J'apprécie toujours le retour des premiers arbustes, et le jeu de leurs ombres sur la neige.













Retour vers le refuge.






Samedi 23 mars

Le temps n'est pas mauvais quand nous partons. Nous avons prévu de descendre en traversée en direction des remontées mécaniques de Bonneval, puis de remonter vers l'Ouille du midi. La neige n'est pas fameuse, elle est très croûtée. Le temps se dégrade rapidement, et la descente n'est pas très rapide dans les petits couloirs en mauvaise neige. Didier refait une chute sur la côte qu'il avait déjà tapée mardi, et il souffre un peu. Lorsque nous rejoignons les pistes de Bonneval, il neige et la visibilité s'est bien dégradée. Seuls Daniel et Serge continuent la montée, les autres choississent d'en arrêter là et de redescendre. Les parisiens espèrent ainsi pouvoir prendre un train plus tôt. A Bonneval, nous allons revoir Serge et Daniel qui ont finalement renoncé aussi à la montée, étant donné que le temps ne s'améliore pas, et qu'ils doivent encore faire une montée pour rejoindre le chalet de Daniel. Une partie du groupe prends le bus pour Modane, tandis que les deux voitures emportent le gros du matériel et deux personnes à la gare où tout le monde se retrouvera. À Modane, dernières salutations, et je reprends la route pour Ornex. Dommage pour la météo qui a pas mal perturbé nos plans, mais c'est la loi de la montagne. En arrivant un plus tôt que prévu, je peux aussi profiter des derniers films du festival du film vert et tenir un peu le stand d'APiCy ...

La trace GPS de la journée.




Départ du refuge, avec toujours le contraste entre ombres et lumières.






Le soleil joue à cache-cache avec le mont Seti.






Conciliabule...






avant de se remettre en marche.






Dernier coup d'oeil en arrière alors que le mauvais temps arrive.






Fin de la descente, le mauvais temps est là.





Dernière photo d'une partie du groupe avant de rejoindre la vallée.





Les photos de Frédéric sont sur sa page Google+. Andréa a également fait un compte-rendu de ce raid sur sur son site.


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