Samedi 5 mars 2005
Pour mon premier raid à ski dans les Pyrénées, je suis content: le trajet est simple: je monte dans le
train-couchette à Nice, je me réveille à Lourdes où je dois retrouver les autres arrivés un peu plus
tôt en train de nuit de Paris. 12 mn plus tard, un car doit nous conduire à Cauteret.
Je m'endors doucement bercé par le bruit des traverses....
Dimanche 6 mars 2005, de Cauteret (950 m) au refuge Wallon (1865 m)
Réveillé par mes voisins de couchette, qui sont impatients d'arriver.
Petit tour dans le couloir, dehors tout est blanc, recouvert d'une épaisse couche de neige fraîche.
Il neige toujours, et les rails parallèles aux nôtres sont encore couverts d'une dizaine de cm de neige
immaculée, la chute a dû être rapide !
A mon grand étonnement, le train arrive à l'heure à Lourdes.
Je fais la connaissance de Belkacem qui descend du même train que moi, et nous rejoignons le reste du groupe au
départ du car pour Cauteret, où l'on papote et fait connaissance. La neige récente a un peu semé la
pagaille, des voitures sont en travers de la route, mais habile, le car passe. Cauteret est une
charmante petite ville, qui croule sous la neige, c'est impressionnant ! Le départ de notre rando doit
se faire de Pont d'Espagne, à une dizaine de km, mais la navette qui doit nous y conduire est annulée
car une avalanche a coupé la route !
Nous nous replions dans un bar pour prendre le petit déjeuner et établir un plan B.
Après avoir examiné toutes les hypothèses, nous décidons de partir pour Pont d'Espagne à pied, par la
route... Et hop, c'est parti, skis sur le dos, et plus tard aux pieds, quand il reste assez de neige
sur le bord du goudron.
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Dimanche matin, Cauteret disparaît presque sous la neige et la glace.
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Je profite du chemin pour discuter avec Lulu, grande conversation.
Nous finissons par arriver, pause casse-croûte. Je croise deux amis du CAF Nice qui rentrent d'un
stage, le monde est petit ! Nous repartons en direction du refuge sous un ciel gris, d'abord sur des
pistes de fond, puis dans une trace profonde. Partout les arbres sont tout recouverts de neige, c'est très
beau.
Georges court devant, nous nous sommes dispersés, et je pense trouver le refuge derrière chaque
nouvelle butte. Il apparaît enfin, grande bâtisse en pierres. A une dizaine de mètres, il y a une
grande chapelle, un peu inattendue en ce lieu... Dans le refuge, c'est le confort: il y a un gros
poêle qui chauffe (un peu trop), de l'eau courante et même des WC ! Les dortoirs, sous les toits, sont
par contre très frais, mais il y a plein de place et de couvertures. Bon repas, le gardien nous
confirme le risque très élevé d'avalanches, nous prévoyons donc pour le lendemain une petite sortie
pas trop expo, et dodo.
La sortie de secours du refuge, pelle obligatoire !
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Sur la route du refuge, nous croisons des petites rivières très esthétiques sous la neige fraîche.
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