Randonnée dans le Queyras, du 16 au 22 février 2013

Organisée de main de maître par Didier, avec Christian, Jeff, Georges et Philippe.

Textes, photos et assemblage des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).


Samedi 16 février 2013, de Saint-Véran au refuge de la Blanche (2500 m) en passant par le Pic de Château Renard (2989 m)

Nous partons en voiture de Saint-Crépin où nous avons passé la nuit dans le bel appartement de Georges. La route des gorges du Guil est toujours aussi belle et impressionnante. Après un petit moment de flottement, nous finissons par nous retrouver à Saint-Véran, et nous quittons le village par la piste de ski de fond. Nous bifurquons rapidement pour nous élever en direction du Pic de Château Renard que nous atteignons pour le casse-croûte. Il fait beau mais frais, et nous nous protégeons du petit vent à l'abri de l'une des coupoles de l'observatoire. Redescente jusqu'à la chapelle Notre-Dame-de-Classis, où nous remettons les peaux pour remonter au refuge en suivant les pistes de ski de fond. Nous sommes devancés par des traîneaux tirés par des chiens qui viennent dormir au refuge.


Départ depuis le beau village de Saint-Véran.



En arrivant au sommet du Pic de Château Renard, les coupoles de l'observatoire sont visibles en arrière-plan à droite. Première apparition du Viso (au fond à gauche).




Dimanche 17 février

Debout à 7h30, le gardien surveille que nous sommes bien à l'heure. Nous partons vite, dehors il fait assez frais, environ -15°C, mais très beau. Nous montons rapidement au col de la Noire (2955 m) d'où nous avons une très belle vue sur la tête des Toillies. Nous redescendons dans un vallon, vers 2600 m, où nous traversons l'Ubaye, pour remonter en direction du lac du Loup puis de la cîme du Loup (3135 m). Le lieu est très sauvage, il n'y a pas une seule trace en vue. Nous redescendons le vallon du Loup, puis par un petit couloir, nous atteignons le lac Bleu. La perspective sur la tête des Toillies est différente mais toujours aussi impressionnante. Nous avons alors une descente pas très intéressante (mauvaise neige) jusqu'à Chianalle (1798 m). Le temps commence à se couvrir. Au gîte (Pra Mourel), il s'avère que notre réservation n'a pas été enregistrée. Heureusement, Brigitte nous accueille chaleureusement et prépare un bon repas qu'elle accompagne de ses intarrissables histoires.






Avant de plonger dans le couloir qui donne accès au lac Bleu.





Progression dans de beaux vallons en direction de la cîme du Loup.






Didier et Jeff arrivent, au fond dépasse la tête des Toillies.






Christian à la cîme du Loup.






Descente vers Chianalle, sous d'impressionnantes barres.




Lundi 18 février

Au matin, il neige, il a dù tomber environ 10 cm pendant la nuit. Tout est blanc, les sapins sont magnifiques. Nous prenons notre temps pour partir, mais pas nos casse-croûtes car vu le temps nous pensons faire une sortie rapide. Nous empruntons d'abord la route enneigée du col Agnel. Vers 2000 m nous la quittons pour traverser un ravin et un ruisseau (un peu acrobatique) et remonter sur le versant d'en face. Le ciel se dégage et le soleil se montre, et nous remontons une grande pente assez continue jusqu'au Costa Chiabert (2823 m). Des petits passages gelés nous forcent à mettre nos couteaux, et les derniers cent mètres de dénivelé sont faits à pied. Au sommet, nous avons une magnifique vue sur le Viso. La descente est magnifique dans la poudreuse toute fraîche, et nous regagnons trop rapidement le ruisseau, que nous longeons jusqu'à la route. Encore une journée sans personne, et à faire l'intégralité de la trace. Nous retournons au gîte, et Brigitte anime la soirée par ses histoires et nous fait un petit récital d'accordéon.


Nous partons alors qu'il neige à gros flocons.




Plus tard, Christian trace dans la poudreuse.





Le paysage est magnifique sous la neige fraîche.






La traversée de ruisseau, un classique toujours épique...






Progression dans la forêt empoudrée.






Didier au sommet du Costa Chiabert.






Idem, sous un autre angle.




Mardi 19 février

Nous partons en direction du col de Saint-Véran. Comme il manque un peu de neige, nous zigzaguons pour trouver notre chemin, entre ravins et pentes déneigées. Nous en profitons pour faire un peu de ski sur herbe, mais nous finissons quand même par atteindre le col (2844 m). Le vent qui s'est un peu levé a vite dissipé la chaleur que nous avons ressentie la première heure, et il fait maintenant bien frais ! Nous montons ensuite à la pointe de Caramantran (3025 m) non sans avoir fait avant, un peu par erreur, un autre petit sommet. Nous redescendons ensuite au col de Chamoussière (2884 m) puis de là, magnifique descente sur le refuge Agnel (2580 m) que l'on atteint après une petite remontée en peaux. Au refuge, peu de monde, belle terrasse, chiens sympathiques, douche. Ce jour encore, nous avons été seuls en montagne.



Jeux d'ombres dans les arbres.




Pendant une petite heure, nous avons eu chaud avant que le vent ne se lève.




La lumière est magnifique.




Georges.





Christian arrive au col, après quelques séances de ski sur herbe.






Georges nous rejoint à son tour.





Entre les deux sommets, petit passage
en désescalade, skis sur le dos.




Les copains arrivent au petit sommet.





Jeff et Didier nous rejoignent.






Petite pause contemplative avant de rejoindre le refuge. Au fond, le Viso, toujours imposant.




Mercredi 20 février

Le temps est toujours au grand beau, et la température tourne autour de -15°C le matin. Nous montons au col Agnel (2744 m), pour redescendre derrière jusque vers 2500 m. Nous remontons alors le vallon de Giarus jusqu'à la selle d'Asti (3145 m). Nous en redescendons dans un vallon très beau et sauvage, pour rejoindre un couloir qui nous permet de remonter à la Brêche de la Ruine (2908 m). La neige est très bonne et c'est avec plaisir que nous attaquons la descente suivante. Je rejoins le lac Foréant, tandis que Georges et Christion coupent un peu plus haut, et que Didier accompagne Jeff qui rentre au refuge par le col Vieux. Je remonte rapidement au col de l'Eychassier (2911 m) où je retrouve Georges et Christian. Ensemble, nous gagnons la crête de l'Eychassier (2985 m) d'où nous avons une très belle vue. Nous finissons par redescendre sur le refuge Agnel, encore bien vide ce soir, mais fort agréable.




Derrière le col Agnel, avant de rejoindre le vallon de Giarus.






Georges nous rejoint à la selle d'Asti.





Casse-croûte à la selle d'Asti.





Christian au sommet, face au Viso.






Les copains tracent dans ce beau vallon sauvage avant de rejoindre la brèche sur la gauche.





Dans la brèche de la ruine, vue d'en bas...




puis d'en haut.





En arrivant à la crête de l'Eychassier.





Au refuge Agnel, une sympathique boule de poils nous attend...




avec son copain un peu mieux peigné.





Jeudi 22 février

Cette journée commence par une descente sur la neige bien durcie par le gel. Nous allons jusqu'aux bergeries des Tioures. De là, nous remontons le vallon des Clausis, jusqu'à la pointe des Sagnes Longues (3032 m). Pour la première fois, nous rencontrons d'autres randonneurs, mais comme par hasard, ce sont des amis de George. Grâce à ça, nous avons quelqu'un pour nous prendre en photo au sommet, nous pourrons être tous sur la photo ! Avec Georges et Christian nous redescendons directement du sommet côté refuge de la Blanche, tandis que Didier et Jeff retournent au col où ils ont laissé leurs skis. Notre descente n'est pas terrible, il y a des barres rocheuses au milieu, et nous devons déchausser pour les franchir à pied. Nous retrouvons Didier et Jeff plus bas. Nous redescendons sur la chapelle de Clausis. Je laisse ici le reste du groupe pour rentrer chez moi car j'ai une obligation que je n'ai pas pu déplacer. Les autres vont passer une nouvelle nuit au refuge de la Blanche, et faire une nouvelle course demain, sous un soleil toujours radieux, tandis que je serai de retour dans la grisaille du Pays de Gex...



Pour la première fois nous ne sommes pas seuls au sommet, et nous
pouvons être tous sur la photo.




Dans la descente, Christian devant moi cherche un chemin pour
franchir la petite barre rocheuse.





Christian arrive au sommet.






Pause contemplation.






Dernier coup d'oeil sur ce beau vallon, avant de retourner dans la vallée.





Retour à Saint-Véran et sa belle église.





Les photos de Christian sont sur sa page Flick et celles de Jeff sont .


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