Randonnée dans le Queyras, du 23 au 27 février 2014

Organisée de main de maître par Didier, avec Christian et Philippe.

Textes, photos et assemblage des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).
Les traces GPS de la journée sont hébergées sur le site VisuGpx.com.



Samedi 22 février 2014

Premier raid de l'année, attendu avec impatience. Nous avons prévu de faire le tour du Viso. Malheureusement, la météo n'est pas bonne dès le milieu de semaine, et nous allons sans doute renoncer au tour, pour ne pas nous faire coincer du coté Italien. Nous verrons ensemble comment réorganiser la semaine. Didier et Christian ont la chance de pouvoir prendre un train de nuit, pour moi pas possible de prendre les transports en commun, je dois faire le trajet en voiture. Malgré mes annonces sur 2 sites, je n'ai pas de coivoitureur, c'est donc parti pour 5 heures de route seul. Je dors dans un hôtel à côté de la gare de Aiguilles, pour récupérer demain matin les copains.


Sur le chemin, halte au mémorial au maquis du Champsaur à Laye, peu avant le col Bayard.




Dimanche 23 février, Gardiole de l'Alp (2786 m) depuis Baudissart (1800 m)

Je récupère Didier et Christian à l'arrivée du train de nuit. Petit déjeuner en route, à Ville-Vieille, et nous partons pour Baudissart. Nous allons faire la Gardiole de l'Alp, qui sera une parfaite mise en jambes pour cette journée déjà bien entamée. Il y a un peu de monde, le temps est magnifique, et la neige est pas mal. Didier étrenne ses skis en carbone. De retour, pause terrasse au bistro du village, puis nous rejoignons Ristolas, où Didier à réservé un gîte. Étant donnée la météo, nous décidons de ne pas partir pour le tour du Viso, nous ferons un mini tour et des sorties à la journée pour nous adapter au temps et à la nivologie. Dommage, mais c'est plus prudent...

La trace de la journée.


La gare de Guillestre donne déjà un aperçu prometteur des sommets environnants. Au loin, vue sur le sommet du Pelvoux.



Didier et Christian au sommet.



Petite pause dans la descente, pour avoir un aperçu sur le magnifique panorama qui s'offre à nous.



Lundi 24 février, de Ristolas au Refuge Agnel par le Clot du Poulain

Ce matin, il fait très beau et nous partons directement du gîte, pour remonter le vallon de Ségure. Au bout d'un moment, il n'y a plus de trace (elles allaient sans doute toutes vers le pic de Ségure), nous traçons dans la neige vierge. Nous passons au Clot du Poulain, puis cassons la croûte après une belle petite descente. Nous remettons les peaux pour monter au col de l'Eychassier, puis nous descendons sur le Refuge Agnel. Nous retrouvons toute la famille des gardiens, et les deux sympathiques chiens Jules et Filou.

La trace de la journée.



Philou et Jules, fidèles à leur poste.



Montée au-dessus de Ristolas. Les faces sud sont déjà bien deneigées.


Au départ du vallon de Ségure.






Christian fait le point.



Premier changement montée - descente.



Didier en profite pour tracer ses courbes dans la neige vierge.



Petite remontée en traçant.



Didier arrive au col.



Du col, vue sur le refuge en bas, et sur le col Agnel au centre.





Mardi 25 février, du refuge Agnel à Ristolas par la brèche de la Ruine

Grand beau encore ce matin, le thermomètre affiche -13°C, et un petit vent nous glace. Heureusement, il s'arrête assez vite. Nous passons le col Vieux, et atteignons le sommet de la brèche de la Ruine, que nous descendons pour atteindre un très beau vallon. À partir de là, nous ne verrons plus une seule trace de la journée. Nous traversons dans des vallons complètement sauvages, par un itinéraire pas toujours évident. Nous hésitons un peu au passage d'une crète (neige pas très stable, point de passage pas évident), puis nous basculons sur la vallée du Haut-Guil, vers la montagne de la Motte. La neige est de la poudreuse froide, vierge de toute trace, c'est magnifique. Étant donné l'heure et la longue descente qui nous attend encore, nous renonçons à la pointe Joanne. La descente de vallée est effectivement très longue, pleine de faux-plats et de petites remontées qui nous font pousser comme des forcenés sur nos bâtons. Nous passons à côté de très beaux pins Cembros, probablement centenaires. Le temps se détériore doucement, et nous arrivons à Ristolas alors qu'il commence à neiger doucement.

La trace de la journée.


Didier et Christian, peu de temps après avoir quitté le refuge.



La brèche de la Ruine se dessine devant nous.



Nous voilà seuls.







Au passage de la crète qui nous permet de basculer sur la vallée du Haut-Guil.



Descente vers la montagne de la Motte (qui est en fait un paturage).







Bel endroit pour casser la croûte. Au fond, le Viso.







Un petit point, et on repart.



Toujours tous seuls dans ce magnifique vallon.










Plus bas, de magnifiques pins Cembros nous regardent passer avec la sagesse des anciens.



Traces...








Traces de Tétra Lyre dans la neige.







Les nuages arrivent rapidements, ils bouchent déjà les crêtes mais donnent de belles lumières sur les arbres.



Mercredi 26 février, col de la Lauze (2593 m) depuis Abriès (1520 m)

Le temps est médiocre, il a neigé dans la nuit, et les prévisions ne sont pas fameuses. Didier nous propose une course en forêt, qui nous permettra d'être à l'abri du vent. Nous devons prendre la voiture pour aller à Abriès, à 3 km environ. Nous traversons le pont sur le Guil pour monter dans la forêt de Marassan. La montée est rapide et efficace. En haut, le vent est fort et la neige nous fouette le visage. La descente est très belle, dans la poudreuse profonde et froide, à slalomer entre les mélèzes. Plus bas, les arbres se resserent et la neige s'humidifie, ça devient plus difficile. Nous finissons sur une piste de ski de fond, de nouveau à pousser sur les batons... De retour à 14h, nous délaissons notre casse-croûte pour profiter d'une bonne créperie à Abriès. Nous visitons un peu le village et prenons la météo à l'office du tourisme avant de rentrer à Ristolas. Il continue de neiger faiblement.

La trace de la journée.







Poudreuse en forêt, magnifique.



La consigne d'utilisation du camion à incendie est interessante...



En arrivant vers le col, nous nous retrouvons en plein vent.



Au col, pas envie de rester trop longtemps...



Jeudi 27 février, boucle depuis les Roux d'Abriès, par la crète de Reychasse et le col de Valpreveyre (2937 m)

De nouveau grand beau temps ce matin. Nous prenons encore la voiture, cette fois pour gagner les Roux d'Abriès. La route est toute gelée, mais nous y arrivons. Nous remontons le vallon du col St Martin dans une magnifique forêt de mélèzes, éclairée par un soleil rasant. De petites chutes de neige depuis les arbres poudroient dans le solei. Nous montons presque jusqu'au col Saint Martin, mais nous bifurquons plein sud sur un autre col, sans nom, qui nous permettra en franchissant la crête de Reychasse de descendre dans la vallée de Valpréveyre. La vue est époustouflante, du Bric Bouchet au Viso. Le début de la descente est assez raide, nous allons nous abriter du vent qui commence à souffler sous un gros bloc, pour pique-niquer. Nous remettons les peaux pour monter au col de Valpreveyre (2937 m). Vue sur le lac et le refuge de Lago Verde. Le vent forcit, nous enlevons les peaux en faisant attention à ce qu'elles ne s'envolent pas. La descente est ensuite bien agréable, dans la neige poudreuse. Nous regagnons la forêt, et un bout de piste puis un sentier nous permettent de regagner les Roux d'Abriès.

La trace de la journée.



Au départ, dans le hameau des Roux.




Près du village, une jolie chapelle.




Comme dans un conte de fées.















Encore une fois, nous allons tracer, seuls dans la vallée toute la journée.











Remontée vers le petit col sans nom.



Au sommet, le panorama est fantastique.






Et la descente n'est pas mal non plus...







Didier au départ du petit col, qui est bien plus raide qu'il n'en a l'air.







Changement de position, de descente à montée.



Vers le col de Valpréveyvre.



Dans la descente, les nuages ont déjà tout envahit.


Le plaisir de faire la trace.




Au dernier col.



Dans la descente.







Vendredi 28 février

La météo n'est pas bonne, et les prévisions pour les prochains jours non plus. Nous décidons donc de rentrer. Longue route, la neige commence à tomber fort depuis Gap, et jusqu'à Grenoble. Je pose Didier et Christian à la gare de Chambéry, et je fini la route pour Ornex. Il ne reste plus qu'à tout faire sécher, faire les petites réparations, pour que tout soit prêt pour repartir...


Les photos de Christian sont sur son compte Flickr. Désolé pour la couleur de ma veste, elle est neuve et semble briller toute seule !


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