Randonnée dans le Valgaudemar du 20 au 24 mai 2010

Sortie organisée par Didier avec Michel, Catherine et Philippe. Encore un grand merci à Didier qui a tout organisé !

Textes, photos et assemblages des panoramiques par Philippe Quaglia. Tous droits réservés.

Les photos sont cliquables, pour obtenir un agrandissement (attention, certains navigateurs recadrent automatiquement la photo par défaut, et vous ne verrez pas de différence).




Jeudi 20 mai 2010

Sitôt fini le travail, je pédale vite pour rentrer à la maison. Après un bref repas, je charge la voiture et me voilà parti pour Autrans. Dès que j'attaque la montée dans le Vercors, ma jauge d'essence commence à s'allumer, ce qui me stresse un peu, car aucune station n'est en vue sur cette route. J'arrive toutefois sans problème chez Didier et Danièle. J'apprends que nous ne serons pas tous les deux, des amis grenoblois de Didier vont se joindre à nous. Couché relativement tôt.



Le chalet hotel du Gioberney, point de départ de la course. Au fond, le Sirac.






Didier au début du sentier, avec toujours au fond, le Sirac et le chalet hotel.




Vendredi 21 mai 2010

Levé à 5h30, le ciel est plutôt couvert et la température fraiche (3°C). Malgré la jauge d'essence toujours allumée, nous arrivons à rejoindre Grenoble, et à faire le plein. Nous retrouvons Catherine et Michel chez eux. J'y laisse ma voiture, et nous partons tous les quatre dans la leur. Le ciel est toujours couvert, mais dès que nous croisons le panneaux « hautes alpes » sur la route, par miracle, le ciel bleu apparaît. Nous entrons bientôt dans la belle vallée du Valgaudemar, qui est toujours aussi belle. C'est une de mes vallées préférée, et Lionel Terray disait que c'est « la plus himalayenne des vallées alpines ». Petite pause à la Chapelle, pour nous ravitailler en Tourtons, et nous poursuivons la route jusqu'au bout, au chalet hôtel du Gioberney. La vue est absolument splendide, avec le Sirac majestueux et enneigé au fond de la vallée, et derrière nous l'imposant sommet des Rouies, mi-rochers, mi-enneigé. Le soleil commence à taper un peu, aussi nous partons rapidement, d'abord à pied, skis sur le sac. Après environ 45 mn, nous rejoignons la neige, et pouvons chausser. La montée vers le refuge se fait sans problème, en cheminant entre des petites barres rocheuses. Nous y sommes en tout début d'après midi, et nous pouvons casser la croute. Nous sommes seules, le refuge est grand et confortable, pas gardé, mais il y a du gaz. De l'eau ruisselle du toit, que nous recueillons pour boire et faire la cuisine. Nous faisons une petit sieste, et l'après midi passe vite. Le ciel se charge, et le soir nous sommes même parfois dans les nuages.



Ca y est, nous allons pouvoir mettre les skis.






Le refuge des Rouies, dans son beau panorama.




Samedi 22 mai 2010.

Levés à 5h, nous partons en direction des Rouies, d'abord par une descente sur la neige qui a moyennement regelé pendant la nuit. Nous faisons une petite dépose de matériel que nous reprendrons au retour (réchaud, etc...), et nous mettons les peaux pour attaquer la montée. Après une longue traversée, l'itinéraire attaque droit dans une pente qui se redresse, et qui est assez gelée. Nous préférons quitter les skis et mettre les crampons, et c'est donc skis sur le dos que nous arrivons sur le plateau du glacier des Rouies. Nous pouvons rechausser les skis pour gagner le sommet. La dernière pente est de nouveau franchies en crampons. Belle vue au sommet, tous les sommets des Ecrins sont visibles. Par une petite brèche, on voit même le Mont Blanc.


Didier a mis les crampons et les skis sur le dos pour le petit raidillon gelé qui mêne au plateau des Rouies.




Un peu plus haut, il m'attend en se mettant de la crème solaire. Au fond, le sommet des Rouies.





Départ au matin. Le Sirac commence à rosir, le refuge reste dans l'obscurité.






Au débouché du raidillon, sur le plateau glaciaire. En arrière plan sont visibles le pic Jocelme et le Sirac.






Didier, dans la pente sommitale.






Didier au sommet.






Panorama à 180°.





Pose devant le Sirac.




Michel et Catherine nous attendent sur le plateau.



Nous attaquons la descente, et nous rejoignons Michel et Catherine sur le plateau, plus bas. Nous enchainons la descente, avant que la neige ne ramollisse trop. Didier et Michel récupèrent les matériel laissé en dépôt, et nous retrouvons bientôt la limite de la neige. Encore une demi heure environ de descente skis sur le dos, et nous nous retrouvons au parking près du refuge du Gioberney. Il fait toujours un temps magnifique, nous mangeons tranquillement, récupérons dans la voiture nos repas des prochains jours, et en milieu d'après midi, nous repartons pour le refuge de Chabornéou. Nous ne sommes pas seuls, il y a pas mal de monde qui nous a devancé. Nous partons par le « sentier du ministre », qui est déneigé, et la marche skis sur le sacs (et chaussures, pour moi qui est préféré marcher en chaussures légères) entame sérieusement le dos. Nous prenons enfin pieds sur la neige en bas d'une pente marquée qui mène directement au refuge. Celui-ci semble plein, c'est un peu la surpopulation et chaque espace est utilisé pour faire sécher les peaux, poser sacs ou matériel, ou simplement s'asseoir. Le repas se passe bien, interrompu par une petite averse de grêle qui fait courir dehors tous ceux qui ont encore des choses (chaussures, peaux, etc...) sorties. Nous nous couchons rapidement dans nos dortoirs à 16. Miraculeusement, nous dormons assez bien.


Dans la descente.





Panorama depuis le plateau glaciaire.






La petite troupe avant de repartir.






A gauche en haut, le refuge. Tandis qu'on redescend, le Sirac grandit et s'impose comme maitre du paysage.






La fin de la descente, dans les coulées, mais aussi dans la beauté pure.






Dans l'après midi, nous attaquons la montée au refuge Chabornéou, dans la chaleur.




Dimanche 23 mai 2010.

Levés à 5h, Didier et moi partons rapidement en direction du Pic Jocelme. Michel était fatigué, et Catherine et lui ont décidé de déjeuner un peu plus tard et d'aller explorer d'autres itinéraires. Le ciel est assez couvert quand nous partons, et plus particulièrement en direction du Jocelme, ce qui ne me rends pas très optimiste. Quelques gouttes tombent même à un moment, mais avec le levé du soleil, les nuages disparaissent et le temps tourne au grand beau. La pente est régulière tout le long, sans vraiment marquer de répits, ce qui permet une progression assez rapide. Les couteaux sont les bienvenus sur la neige parfois bien dure, certains mettent carrément les crampons. Le sommet est assez large pour accommoder tout le monde, la vue est toujours superbe, le Sirac en gros plan, et le sommet des Rouies aussi, où nous étions la veille. Nous prenons notre temps avant d'attaquer la descente, afin que la neige transforme un peu. Après la belle descente de la pente sommitale, nous faisons une deuxième pause avant un petit raidillon qui n'a pas encore pris le soleil. Peut de temps après, nous rencontrons Michel et Catherine, qui étaient allés en direction du Rognon, et rebroussaient chemin, la neige y étant pourrie. Nous descendons tous ensemble au refuge, où nous pique niquons au soleil en regardant les chamois sur les névés en face. L'après midi s'écoule tranquillement, le soir le refuge est moins bondé que la veille.




Didier dans la montée encore à l'ombre.






Changement pour les crampons pour la pente sommitale.






Depuis le sommet.






Le Sirac toujours s'impose. Descendre à droite ou à gauche ?






Didier devant le Sirac.






Moi au même endroit.




Lundi 24 mai 2010.

Le réveil est toujours à 5h, et nous partons d'abord sur le même itinéraire que le Jocelme, avant de bifurquer rapidement vers la gauche. Nous rejoignons un sentier déneigé, et skis sur le dos, nous nous élevons rapidement en direction du Rognon. Nous voilà seuls, et c'est bien appréciable après la « foule » d'hier. Nous rechaussons les skis, et par des pentes parfois assez raides, nous gagnons un petit col qui nous permettra de basculer de l'autre coté. (voir l'itinéraire ici). Après une descente en traversée, nous rejoignons l'itinéraire de montée au pas des Aupillous. Michel et Catherine choisissent de descendre, tandis que Didier et moi partons vers le haut. Là aussi, la pente est régulière et bien marquée, nous progressons rapidement. A quelques centaines de mètres sous le col, nous nous trouvons au soleil, et la température monte rapidement, ce qui ralentit bien notre progression. Nous arrivons au col juste alors qu'en débouche une cordée qui était avec nous au refuge il y a deux jours, et qui était allé au refuge des Bans par le col de Loup. Nous profitons de la vue, et nous attaquons la descente dans la neige parfaite qui commence juste à décailler, c'est super ! La plupart de la descente sera magnifique, c'est juste vers le bas que nous devons trouver notre chemin dans un terrain labouré par les avalanches, dans de grosses boules molles. Nous finissons par retrouver le sentier déneigé, et nous en avons pour une petite heure de descente d'abord raide puis à plat avec les skis (et chaussures) sur le dos. C'est avec plaisir qu'on pose le sac au parking, où l'on retrouve Michel et Catherine. Nous déjeunons ensemble au bord du ruisseau, bruyant, mais dans lequel nous pouvons faire nos ablutions fraiches. C'est avec un petit pincement au c½ur que nous prenons le chemin du retour. Cette vallée est tellement belle sous le beau temps ! Une petite pause boisson à La Chapelle, et nous voilà vraiment partis. Sur la route, nous admirons l'Obiou. De retour à Grenoble, nous déposons Didier à la gare routière où il prendra son car pour Autrans, et je récupère la voiture chez Michel et Catherine. Encore deux bonnes heures de route, et me revoilà à la maison. La météo n'est pas bonne pour le weekend suivant, c'était bien ma dernière sortie de l'année...






Départ du refuge alors que le soleil se lève.






Jeux de lumière sur le Sirac.






Michel et Catherine remettent leurs skis après un passage en crampons.






Au fond, les Rouies prennent déjà le soleil.





Au fond du vallon, Michel arrive.




Didier retire ses peaux.





Dans l'entonnoir.




Depuis le pas des Aupillous, la belle pente sommitale et le Sirac. En tout petit en bas, un groupe arrive.






Didier, et au fond le groupe qui était avec nous l'avant veille au refuge.






Presque à la fin de la descente, sous le sommet des Rouies.





Didier dans la montée au pas des Aupillous.




Pose au pas des Aupillous.





Derniers moments au paradis.





Retour au sommaire du site